Vincent Busnel (621 – Quéguiner – Leucémie Espoir), 10e Proto de la 2e étape

« J’ai commencé cette 2e étape fatigué. Du coup, la première nuit, j’ai dû dormir 6 heures en faisant des siestes de 2 heures d’affilée. Ça allait parce que je ne tirais pas non plus sur le bateau. Quand ça a commencé à rentrer vraiment fort, dans le front, c’est devenu sympa. Malheureusement, pour moi, ça n’a pas duré longtemps… peut-être deux ou trois heures. Je suis passé de sous médium à code 5 et je suis resté un moment sur le pont pour voir comment ça se passait et pour régler le pilote. Quand j’ai vu que tout était ok, je suis parti faire une sieste. Le hic, c’est que ce n’est pas l’alarme qui m’a réveillé mais le « clac » du matériel qui casse. En sortant, j’ai vu mon tangon sous le vent et j’ai pensé que c’était le bras qui avait pété, mais très vite, je me suis rendu-compte que c’était la sous-barbe. Directement, j’ai compris que la course était finie pour moi et que j’allais me faire chier pendant une semaine. Vraiment, j’aurais préféré vivre tout ça différemment. C’est dur parce que je passe mon temps sur le bateau à tout préparer et j’ai des pépins. C’est frustrant parce que le bateau est prêt. Sportivement, c’est rageant parce que j’espérais jouer avec les petits copains du Top 5 après ce que j’avais vu sur les courses d’avant-saison. Forcément, je suis déçu. »

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