Ulysse David (1025 – l’aventure d’Ulysse ), 3ème bateau Série à Horta !

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la première étape ce samedi 30 juillet à 08h18’15’´ ( heure française ). Il a mis 10 jours 19 heures 11 secondes pour boucler cette première partie de course à une moyenne de 4,91 noeuds.

 » Franchement, la troisième place, je n’y croyais pas beaucoup. J’étais bien parti au début et ensuite je me suis endormi. J’ai mal branché le réveil et du coup je suis parti dans le nord. J’ai ainsi fait quatre milles à contre-sens quand les autres avançaient sur la route. Ça m’a fait mal au classement mais je me suis remotivé et ça a déroulé tout seul. J’ai remonté des places au fur et à mesure. Il y a eu beaucoup de pétole. C’était dur pourtant, à la Mini Fastnet, on s’était bien entraîné dans ce type de conditions. En tous les cas, je suis trop content de cette troisième place. Je n’en espérais pas autant, je suis donc hyper ravi.

On a eu pas mal de vent au cap Finisterre. Je n’ai pas voulu faire l’intérieur du DST (dispositif de séparation de trafic) car je pense que ça représentait plus de risque que de gain. Après, on quand même enchaîné avec deux passages de fronts, deux dorsales… A chaque fois, il a fallu faire du nord pour aller les chercher et donc s’écarter de la route, ce qui n’a pas toujours été facile à accepter. Pour finir, on a bataillé dans l’anticyclone des Açores qui porte bien son nom. C’était globalement une course de ouf et je suis super content. On m’avait dit que cette Les Sables – Les Açores – Les Sables était plus dure que la transat. Moi, c’était ma première vraie course au large, on va dire. Le rythme était donc très différent de ce que je connaissais jusqu’ici. Il a fallu que j’arrive à avoir une vision sur du plus long terme.

Onze jours de course, ça commence à être long. Il faut tenir dans la longueur et il ne faut surtout pas faire de petites erreurs qui peuvent coûter très cher mais aussi ne jamais se dire que c’est perdu, surtout quand on arrive dans un anticyclone car tout peut arriver à la fin. La 3e place, j’ai commencé à y croire hier soir puis tout d’un coup le vent est tombé et je me suis dit « on va oublier les histoires de places ». Je suis allé dormir parce que j’étais vraiment fatigué puis quand je me suis réveillé, j’ai vu que ça bougeait autour de moi. Je me suis retrouvé bord à bord avec Félix Oberlé. Je l’ai doublé et ça l’a fait. Dans ces situations un peu aléatoires, il faut aussi avoir un peu de chance ! ».

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