Toujours de l’instabilité dans l’air

Partie hier en milieu d’après-midi des Sables d’Olonne, la flotte des 71 Mini 6.50 de la deuxième étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix a, comme on s’y attendait, bataillé dans de tous petits airs lors de ces premières 24 heures de course. Pour preuve, elle a à peine avalé 100 milles entre 16 heures hier et la même heure ce mardi. Bonne nouvelle cependant : elle est parvenue à conserver un minimum de vitesse et ainsi à ne jamais s’arrêter. Ainsi, si on pouvait s’attendre à ce que certains prennent la poudre d’escampette et d’autres restent scotchés, du côté de l’île de Ré notamment, avec des options assez différentes, tous sont finalement restés sur une trajectoire assez similaire et, par conséquent, plutôt groupés. Pour preuve, à peine plus de 20 milles séparent les premiers des derniers, que ce soit chez les Proto ou chez les Série, exception faite de Marine Legendre (902 – EY) reléguée à 50 milles du leader. Victime d’un problème de pilote automatique, cette dernière n’a, pour mémoire, quitté les Sables d’Olonne que sur les coups de 18h30 hier après effectué un retour au port pour réparer. Depuis, elle cravache autant que possible pour revenir au score – à noter que pour sa part, Thomas Racoupeau (995 – Team Vendée Formation), confronté à un souci identique, fait tout son possible pour trouver une solution et rejoindre Roscoff au plus vite afin de s’aligner au départ de la troisième étape programmé le 19 août prochain.

Du vent plus stable et plus fort à venir

Côté classement, chez les Proto, le trio gagnant de la première manche confirme son rang. Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance), Irina Gracheva (800 – Canopus) et Antoine Perrin (850 – Hydroprocess), dans l’ordre, mènent en effet la danse et se rendent coup pour coup. Chez les bateaux de Série, Quentin Riché (947 – Eliott), quatrième du premier acte à 1h43 du premier, emmène la flotte devant l’Allemand Lennart Bürke (943 – Vorpommern), décidément très régulier et très à l’aise dans le petit temps à bord de l’ancien Mini 6.50 d’Ambrogio Beccaria, puis Michel Sastre (903 – Shaman). Reste à voir dans quelle mesure cette première hiérarchie va se trouver chamboulée (ou non) avec le changement de conditions à venir, à l’approche du DST d’Ouessant que les concurrents devraient commencer à contourner (par l’ouest) demain matin, aux environs de 9 heures. A partir de là, le vent devrait en effet commencer à se stabiliser puis à s’établir au secteur nord tout en se renforçant graduellement pour atteindre entre 12 et 16 nœuds (jusqu’à 20 dans les rafales). « Les premiers vont réaliser cette première traversée de la Manche au près et les retardataires plutôt au reaching. Cela aura pour effet de ne finalement pas générer trop d’écarts au sein de la flotte », assure Christian Dumard, météorologue de la course qui prévoit une arrivée des premiers à Land’s End (Cornouailles anglaises), jeudi en début de soirée, chose que confirme Denis Hugues, le Directeur de course. « Selon les derniers routages, on envisage un passage au phare de Wolf Rock des premiers aux alentours de 19 heures le 13, mais ceci ne reste toutefois qu’une estimation car la situation ne cesse d’évoluer. On s’attend ensuite à une fin de course plutôt rapide, et donc des premières arrivées à Roscoff dans la journée de vendredi ».

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