François Champion (950 – Ino Rope), 8e Proto de la 2e étape

« Cette deuxième étape a été l’inverse de la première puisqu’on a eu du portant assez fort quasiment du début à la fin. Je n’avais jamais navigué dans ce type de conditions en Proto et c’est autre chose qu’en Pogo 1. C’est le jour et la nuit. Ça n’a vraiment rien à voir. Je suis content que le bateau ait fait l’aller-retour. Il y avait une houle de merde et tu n’avais même pas le temps d’en profiter que tu étais déjà planté, sans échappatoire possible. Tu rebondissais dans tous les sens : c’était n’importe quoi. Ce qui est énorme, c’est que tout a tenu. Cette étape, c’était top mais c’est difficile de tout résumer. Il faut que je me pose et que je repense un peu à tout. Il y a eu des gros moments difficiles mais ils sont déjà presque oubliés. C’est toujours comme ça de toutes façons : tu en chies 80% du temps mais tu es content à l’arrivée ! »

François Champion (950 – Ino Rope), 5e Proto

CLASSE MINI : LES SABLES-ACORES-LES SABLES 2018

« Ça a été un peu laborieux cette fin de course… pas de vent, pas de vent, pas de vent… je suis resté bloqué dans le sud de Terceira. Du coup, j’ai fini sans plus rien à manger. Ça a été dur surtout que dans la pétole, on a besoin de manger souvent. Mais bon, ça je le savais. Après, j’avais de la musique. En revanche, je n’avais pas pris de quoi lire. D’habitude je le fais mais là je me suis dit qu’en Proto, je n’aurais pas le temps. Au final, c’est une 5e place. C’est top. Si je l’avais écrite celle-là… Pour la première étape c’est vraiment top. Si je pouvais faire pareil à la deuxième étape, je serais super content. Ça a été une étape compliquée, avec pas mal de rebondissements, mais aussi une étape longue. Déjà il y a dix ans, avec le Pogo 1, j’avais mis douze jours. La route des Açores est toujours compliquée mais bon, le bilan est positif. Le bateau, je pense qu’il a pris suffisamment d’air pour progresser. Maintenant, c’est le bonhomme qui doit travailler car c’est le genre de machine qui tire un peu physiquement. Mais ça va se faire et puis demain on va grimper, on va aller au sommet de Pico ! »