Pas simple, l’atterrissage sur les Açores !

Alors que les deux premiers Proto ont désormais rallié le port de Horta, c’est maintenant au tour des premiers Série de boucler les 1 270 milles de la première étape de la 9e édition de la Les Sables – Les Açores – Les Sables. Petit hic, la situation météo ne leur facilite pas la tâche, bien au contraire. Un axe anticyclonique qui part des Açores et se déplace vers le nord-est génère, sur leur zone de course, une zone avec peu de gradients. En clair, une zone avec très peu de vent qui va s’éterniser jusqu’à dimanche et qu’ils n’ont pas d’autres choix que de traverser puisqu’ils convergent vers Horta. Dans ce contexte, les vitesses des concurrents oscillent ainsi laborieusement entre 0 et 2 nœuds depuis hier. Le gros du peloton a à peine avalé 30 milles ces dernières 24 heures. Rien ou presque sur la route, donc. Il va sans dire que le moindre pouillème de mille grappillé dans le bon sens est précieux, et que le moindre petit différentiel de vitesse pèse lourd dans la balance. Pour preuve, si la petite bande composée de Jean Marre (991 – Sport dans la Ville – Time for the Planet), Adrien Simon (1038 – Faun), Léo Bothorel (987 – Les Optiministes – Secours Populaire 17) et Hugues de Premare (1033 – Technip Energies – International), qui mene la danse depuis le départ, progresse entre 0,7 et 1,2 nœud, plus au nord, Julie Simon (963 – Dynamips) parvient à avancer entre 1,6 et 2,2 nœuds depuis la nuit dernière. Résultat des courses, doucement mais sûrement, elle est en train de faire une jolie « remontada » au classement. Huitième hier à 8 milles du premier, elle est à présent deuxième au pointage et complètement en capacité de signer la victoire d’étape. Si oui, reste à savoir quand. Telle est, en effet, la question à laquelle il est impossible de répondre aujourd’hui. S’il n’y a pas de pression sur l’archipel portugais en ce moment, on l’a compris, quelques effets locaux peuvent toutefois complètement changer la donne en fonction de la topographie des îles et des heures de la journée, notamment lorsque la terre chauffe. Pour résumer, il se peut tout aussi bien que la flotte se mette à accélérer d’un coup à 4 ou 5 nœuds et se présente sur la ligne d’arrivée dans la soirée ou qu’elle galère à rejoindre celle-ci à ses moyennes actuelles et n’arrive pas avant demain matin. La patience est donc de mise, sur l’eau comme à terre…

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