Léo Debiesse, premier Série de la première étape

Léo Debiesse (966 – Kelyfos) a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix ce jeudi à 17h43’49 bouclant ainsi les 197 milles du parcours en première position chez les bateaux de Série après 2 jours 04 heures 39 minutes et 41 secondes de course. Ses premières déclarations à chaud.

Vous signez aujourd’hui votre première victoire sur le circuit Mini. Que ressentez-vous ?

« J’avais des attentes de résultats et de performance mais pas de victoire, j’avoue. Je m’étais fixé pour objectif de finir dans le Top 10 de toutes les courses de l’année. Terminer dans le Top 5, ça aurait déjà été inespéré donc là, je ne pouvais pas rêver mieux. Ça a été dur de gérer la pression du leader car ça ne n’était jamais arrivé. Ça a été compliqué, par moments, de voir mon avance fondre et les autres me rattraper. Ce matin, ça a encore été le cas à l’île d’Yeu. J’ai cru que j’allais me faire doubler. »

Au final, vous terminez avec plus d’une heure d’avance sur votre dauphin. De bon augure pour la suite…

« Mon avance sera un bel avantage pour la seconde étape mais je ne perds pas de vue que ce n’était qu’une étape et qu’en plus, c’était la plus courte des trois. Rien n’est fait encore. En tous les cas, c’était une super course. J’ai pris les commandes au début mais je ne les ai pas gardées tout le temps. Je me suis fait doubler à un moment par un certain Fabrice (Sorin, ndlr) qui va très vite, mais j’ai réussi à repasser devant. J’ai tout donné jusqu’au bout parce que je savais que les distances en milles, dans le petit temps, font beaucoup de minutes, et je savais qu’il y avait du temps à gagner pour la suite. »

Vous avez réellement fait le break au niveau de Belle-Ile…

« Oui. Je savais que c’était une phase où c’était tentant d’aller dormir mais qu’il y avait beaucoup à perdre en allant de reposer et beaucoup à gagner en se donnant à fond. Je me suis accroché jusqu’au bout et ça a payé, c’est plutôt cool ! La course était super. On a eu des conditions magnifiques : du soleil, de vent pas très fort mais du vent quand même, et la nuit c’était magique avec des étoiles filantes et des levers de lune incroyables. Vivement la suite ! « 

Tanguy Bouroullec, premier Proto de la première étape

Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix ce jeudi à 16h24’35 bouclant ainsi les 197 milles du parcours en première position chez les Proto après 2 jours 03 heures 12 minutes et 35 secondes de course. Ses premières déclarations à chaud.

Vous avez mené les débats du début à la fin ou presque. Que ressentez-vous ?

« Je venais pour gagner alors je suis content. Ça a été une course compliquée, une course de pétole. Je crois que le plus que j’ai vu l’anémo, c’est 10 nœuds. Cette première place, je n’ai l’ai pas volée, ça c’est clair. Il ne fallait rien lâcher. Tonio (Antoine Perrin, ndlr), derrière, a bien tenu mine de rien. Il y a deux ou trois fois où j’ai réussi à prendre à peu de distance mais c’est régulièrement revenu par derrière, comme à Belle-Ile où je suis resté scotché. Au final, ça l’a fait et c’est cool. »

Vous terminez avec une 48 minutes d’avance sur le deuxième. C’est une belle opération pour la suite également…

« Oui, c’est bien. J’espère néanmoins que sur les deux prochaines étapes, il y aura un peu plus de vent pour voler un peu avec nos foils, mais c’est cool parce qu’on a réussi à faire un bateau polyvalent et on arrive, par conséquent, à quand même à gagner des courses dans le petit temps. C’était ce qu’on voulait et c’est une satisfaction. C’est la première victoire de ce bateau et j’espère qu’il y en aura d’autres ! »

La patience a, semble-t-il, été un élément important lors de cette première manche…

« C’est clair que ça a été dur nerveusement, surtout cette nuit après Belle-Ile où le vent s’est littéralement arrêté pendant plusieurs heures. Je ne sais pas combien de temps on est resté planté. Il y avait à peine un nœud de vent et du clapot. On ne pouvait pas avancer. Ça a été une phase compliquée parce qu’on ne pouvait même pas aller dormir. Il a fallu rester zen et essayer de grappiller ce qui était possible. »

Qu’avez-vous trouvé le plus dur ? Le fait que ça tamponne régulièrement ?

« Ça, c’est quelque-chose qui a été dur c’est vrai. Chaque fois que j’arrivais à m’échapper un peu, ça revenait par derrière. Mais surtout, le vent était très irrégulier en pression et en direction. Il fallait rester hyper concentré car ça tournait dans tous les sens et il fallait être sur les réglages en permanence. Ça a été assez fatiguant. »