Alessandro Torresani, 4ème Série aux Sables d’Olonne.

Alessandro Torresani (Porco Rosso), 4ème Série aux Sables d’Olonne. Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 2ème étape de la Les Sables Les Açores Les Sables en 4ème position chez les Séries ce dimanche à 19h26’15 » (heure française). Le skipper a mis 10 jours, 1 heure 26 minutes 15 secondes pour boucler cette 2ème étape. Son temps de course cumulé est de 20 jours 23 heures 54 minutes et 46 secondes

« La météo a rendu complètement folle cette deuxième étape ! Pour ma part, je suis pas mal parti et je suis resté un peu au milieu au début jusqu’à ce que la flotte s’éclate, avec d’un côté les partisans d’une route sud et de l’autre ceux d’une route nord. A l’approche de la dorsale, j’ai décidé de monter très haut en latitude parce que je me suis dit que quitte à avoir pris l’option nord, autant y aller à fond ! Hier soir, après les orages, on a eu pas mal de vent, avec jusqu’à 33 nœuds. J’en ai profité pour essayer de grappiller un maximum de milles et avancer le plus vite possible. C’était vachement cool, avec la lune en prime ! C’était vraiment chouette ! C’est ma première année sur le circuit des Mini 6.50 et j’ai monté mon projet un peu à la dernière minute. Je suis hyper content de mon résultat car, au départ, mon objectif était avant tout de finir la course. J’ai récupéré le bateau en février et j’ai fait pas mal de régates mais j’ai eu peu de temps pour les entraînements. Je suis vraiment content de finir la saison de cette manière et content de la finir aussi car je suis vraiment mort après cette course. C’est génial de terminer sur une 4e place. Ce que j’adore de la classe Mini, c’est qu’il peut y avoir des options complètement différentes et des écarts assez faibles à l’arrivée malgré tout. C’est incroyable ! Incroyable et génial ! »

Anne-Gaël Gourdin (Roll My Chicken), 5ème Proto aux Sables d’Olonne.

Elle a franchi la ligne d’arrivée de la 2ème étape de la Les Sables Les Açores Les Sables en 5ème position chez les protos ce dimanche à 18h35’40 »(heure française). Elle a mis 10 jours, 35 minutes 40 secondes pour boucler cette 2ème étape. Son temps de course cumulé est de 20 jours, 19 heures,24 minutes, 45 secondes.

« C’était long et un peu chiant ! (Rires) J’ai eu des problèmes de pilote dès la fin de la première nuit, en l’occurrence des problèmes de liaison commande-calculateur. J’ai quand même réussi à faire tout repartir mais j’ai considéré qu’il y avait plus de près sur la route du sud et que mes soucis de pilote seraient plus gérables. Je me suis vraiment dit : « ne réfléchis pas, autant être dans les premiers à tourner ». Je savais que Léo (Bothorel) et Arnaud (Rambaud) avaient tourné direct. On a cru à un moment que c’était une option pourrie mais après on a compris qu’on arriverait à se glisser par en-dessous et que dans le golfe de Gascogne, on serait très bien.

J’ai déchiré le point de premier ris de ma grand-voile et je l’ai réparé à la perceuse. J’ai coupé des rabans, j’ai mis du Sika, j’ai collé des deux côtés, j’ai percé, j’ai démonté des vis de la porte, je me suis coupé des petites rondelles en carbone, clac-clac ! Je suis aussi montée deux fois au mât parce que cette nuit j’ai fait une énorme cocotte entre mon spi et mon génois. J’ai déchiré mon spi… l’horreur… En fait, le pilote a complètement cessé de fonctionner il y a deux jours. J’ai ensuite fait départ au tas sur départ au tas. Au bout de 36 heures sans dormir, on n’est pas très alerte ! On fait des micro-sommeils et on se fait embarquer par une vague. Le cul du bateau part et c’est compliqué. A la fin, le match avec Marie (Gendron) a été dingue. C’est fou de terminer avec 18 secondes d’écart ! Après, j’ai un peu les boules, j’ai la place du con, encore une fois. J’espère qu’il est prévu une médaille ou une coupe en chocolat ! Je suis tout le temps 4e avec, en réalité, un bateau qui est le deuxième plus vieux de la flotte, avec mon petit poulet ! »