Marie Gendron (930 – Cassiopée SNCF), 11e Proto de la 2e étape

« J’en ai vraiment bavé sur cette étape. J’ai notamment vraiment connu un dimanche de merde. Le matin, le bateau partait tout le temps au loff, je ne comprenais pas pourquoi mais à un moment, j’ai vu que j’avais un safran explosé. Heureusement, j’en avais un de spare. Je l’ai changé et je suis repartie.

Mais là, la quille envoyait de l’eau dans tous les sens parce que le bateau ricochait dans des surfs à 17 nœuds. J’ai commencé à mettre du grey-tape et dans un vol plané le bateau est retombé sur la quille qui n’était pas arrimée de l’autre côté. ca a fait « couic » sur ma main et j’ai au moins un doigt cassé. A partir de là, les emmerdes ont commencé. Je n’ai plus fini en mode course mais en mode survie et ça m’a saoulée. J’ai néanmoins fait du mieux que j’ai pu parce que je n’aime pas être dernière ! (Rires) De toutes façons, j’étais sous médocs et je ne sentais plus rien. Il ne fallait juste pas que je me prenne des coups. Avec la balise, le médecin m’avait dit quoi faire mais le bateau continuait de surfer à 14-15 nœuds. C’était de la folie et je voyais le safran sous le vent, le nouveau que je venais de changer, qui était déjà en train de craquer. J’ai compris que ce n’était pas que j’avais tapé un truc mais juste que mes appendices étaient sous-dimensionnés. Du coup, j’ai levé le pied mais pour affaler le spi dans 25 nœuds, ça a été l’horreur. Après, en anticipant un peu ça allait. J’ai trouvé quelques techniques avec les pieds, les dents, les coudes… Comme je suis droitière, pour écrire la météo c’était sympa aussi… (Rires). Maintenant, je file à l’hôpital pour faire les examens nécessaires et puis on verra ce qui se passe. »

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