La qualité au rendez-vous

Finalement, ils seront vingt-deux au départ de cette édition 2016 à vouloir rejoindre Horta et l’archipel des Açores. C’est une déception pour les organisateurs qui espéraient un plateau plus fourni, eu égard à l’excellente réputation de la course auprès des adhérents de la Classe Mini. Faute de quantité, le plateau est néanmoins particulièrement alléchant entre mélange des générations et diversité des profils.

 

Vingt-deux coureurs dont deux femmes, vingt bateaux de série dont près de la moitié de nouvelle génération, des habitués des podiums et quelques bizuths enthousiastes… à défaut de quantité, la liste des concurrents augure une course passionnante. Bien malin celui qui pourrait donner un pronostic fiable à quelques jours du départ, dimanche 24 juillet.

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Ian Lipinski, va pouvoir tester son proto au grand large.

Un tenant du titre et un favori évident

En série, le navigateur belge Jonas Gerckens viendra, à la barre d’un Pogo 3, défendre son titre acquis en 2014. Ce sera sa troisième participation à cette course qui lui a toujours plutôt réussi. En proto, Ian Lipinski, brillant vainqueur de la Mini Transat 2015 en série, va profiter de l’épreuve pour tester les limites de son plan Raison, accumuler des milles au large. Considérant qu’il n’existe pas de meilleure préparation à la prochaine Mini Transat, c’est sans hésitation que Ian a décidé de s’inscrire. C’est la même démarche qui anime le coureur italien Alberto Bona, qui espère pouvoir titiller son adversaire à la barre de son plan Manuard.

 

Des prétendants aux ambitions affirmées

Ils sont plusieurs à pouvoir prétendre aux places d’honneur sur cette édition 2016. L’Irlandais Thomas Dolan, qui sera lui aussi à la barre d’un Pogo 3, voudrait bien continuer sur la lancée d’un début de saison tonitruant qui l’a vu remporter successivement la Mini en Mai et le Trophée Marie-Agnès Péron. Tanguy Bouroullec, le fils de Christian, directeur du chantier Structures, peut aussi avoir de légitimes ambitions au vu de ses résultats d’avant saison. Face à la meute des Pogo 3, le Rochelais Henri Patou fort d’une expérience conséquente en Mini, aura la lourde tâche de défendre le savoir-faire du chantier Prépa Nautic à la barre de son Ofcet 650. On n’oublie pas non plus que la course a régulièrement révélé de nouveaux talents : Aurélien Poisson ou Valentin Gautier, pour ne citer qu’eux, peuvent en rêver au vu de leurs performances du début de saison.

 

Engranger de l’expérience

Pour d’autres, il sera plus difficile de jouer la gagne. Ne disposant pas de voiliers de dernière génération, ils savent que seules des conditions météo exceptionnelles pourront leur permettre de tirer leur épingle du jeu, à savoir du petit temps qui nivelle les performances des carènes puissantes des Pogo 3 et autres Ofcet. Mais tous savent que Les Sables – Les Açores – Les Sables est sans aucun doute la meilleure des préparations à la Mini Transat, un excellent bizutage de la haute mer, sans compter l’attrait d’un séjour d’une semaine aux Açores. Se sentir à l’aise en mer sur une étape de huit à dix jours d’affilée, découvrir un autre rythme, apprendre à gérer ses émotions, seul au large sans port abri à proximité immédiate, est une expérience irremplaçable. Pour la benjamine de la course, Marine André, tout juste 20 ans, nul doute que ces quelques jours de mer risquent de compter double, tant l’aventure sera forte. Aller aux Açores se mérite, mais la gratification est largement à la hauteur des efforts déployés pour y parvenir.

 

 

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