Julie Simon (963- Dynamips ), 2e bateau Série à Horta

La skipper a franchi la ligne d’arrivée de la première étape ce samedi 30 juillet à 01h32’29’´(heure française ). Elle a mis 10 jours 12 heures 14 minutes et 29 secondes pour boucler cette première partie de course à une moyenne de 5,04 noeuds.

Julie Simon (963 – Dynamips) : « La fin de course a été dure. C’était hyper compliqué et hyper long. On ne savait pas d’où ça allait revenir. On a eu une pétole comme on a rarement près des côtes Atlantiques où il se passe toujours des trucs. Là, on est au milieu de nulle part et quand il n’y a pas de vent, il n’y a pas de vent. Je suis contente de cette deuxième place car je n’étais pas du tout en maîtrise de la météo. Les routages n’étaient pas hyper fiables et les routeurs n’étaient pas hyper à l’aise avec les prévisions. En plus, j’ai eu des problèmes avec ma BLU. J’ai donc compté sur deux-trois copains pour me donner juste les situations générales et j’ai fait avec ça parce que je n’avais pas le choix. Dans tous les cas, je m’étais mis en tête que ça m’avait porté préjudice pendant la Mini Transat d’écouter la météo par zone. Ça ne m’avait pas plu et je m’étais dit que je ferai ma stratégie sur la situation générale. C’est ce que j’ai fait. Je n’ai pas été tentée d’écouter d’autres informations ou les classements.

Je ne comprends toujours pas trop ce qui s’est passé à partir du moment où on a passé la dorsale. Il y a eu beaucoup de réussite là-dedans. On a tous subi les oscillations de vent parce qu’on a tous fait les bords rapprochant. Je pense qu’il y avait des couloirs de vent et d’autres sans vent. On a eu l’audace de partir assez loin dans l’ouest avec deux-trois autres concurrents. Après, dans la pétole, on a eu de la chance que ça passe de notre côté alors qu’on était plus proches du centre de l’anticyclone. Ça aurait pu être la cata or ça a payé.

J’ai effectivement cru que je pouvais aller chercher la première place. A un moment, le vent a tourné de 180° et j’ai pensé que je serais la première à le toucher. En fait non. Toute la zone de vent s’est déplacée sur Jean (Marre). J’ai voulu être agressive et j’ai tenté de passer près de l’île mais il m’a mis un mille en passant plus à l’extérieur. Ça a vraiment été compliqué de savoir comment rejoindre la ligne.

Trente minutes d’écart, ça promet pour la deuxième étape. Je lui ai dit « je te laisse gagner celle-là et tu me laisses gagner la deuxième avec un peu plus d’avance ». Dans tous les cas, c’est cool. On verra dans combien de temps arrivent les autres mais ça risque d’être long. J’ai hâte de visiter les Açores et Horta. C’est quand même assez mythique comme escale. Je suis trop contente d’être là. »

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