Jean-Marie Jézéquel, 2e Série de la troisième étape

Ce jeudi 27 août à 8h03’19″ Jean-Marie Jézéquel (951 – Branchet / KPL) a franchi la ligne d’arrivée de la troisième étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix bouclant ainsi les 500 milles du parcours en deuxième position chez les Série après 3 jours 21 heures 22 minutes et 19 secondes de mer. Son écart au premier, Léo Debiesse, est de 1 heure 20 minutes et 10 secondes.

« Toute la partie en Manche a été super technique et Léo a fait le trou dès le début en faisant un bord à droite quand nous, on a tous tricoté à gauche. On s’est ainsi tous alignés derrière lui et au passage du DST d’Ouessant, il avait déjà trois milles d’avance. Après, les conditions se sont renforcées. C’est monté à 20 nœuds, puis à 25, 30, 35… J’ai même eu des claques à 38 nœuds mais le vent a adonné au fur et à mesure et ça nous a permis de pouvoir tirer la barre. Dans ces conditions, comme mon bateau s’envole littéralement et va tout seul, je sentais que je rattrapais devant et je pense que j’ai passé 15 heures à la barre. Je n’ai rien lâché. A la fin, sous gennak, je ne m’arrêtais plus : j’étais à 15, 16, 17, 18 nœuds, mais j’ai tapé trois poissons lune : le premier dans la quille, ce qui m’a obligé à faire une marche-arrière, le deuxième et le troisième dans le même safran… A ce moment-là, je me suis dit que c’était terminé…. Au final, je pense que la mèche est un peu voilée et que j’ai peut-être quelques petits problèmes structurels. Je n’ai toutefois rien lâché. Ensuite, j’avoue que je ne sais pas trop ce qui s’est passé. Au niveau de la bouée BXA, je pensais être peinard car j’avais compté 8 milles d’avance à un moment, mais j’ai vu Léo croiser juste devant moi. J’étais évidemment déçu d’autant que je ne comprenais pas ce que j’avais mal fait. Sans doute trop lofé, je ne sais pas… C’était donc reparti pour un tour et tout le bord de près, où on est resté bord à bord, un va-et-vient de virements s’est enchaîné pour aller chercher les Chiens Perrins. Là, on pensait que c’était bon, qu’on pouvait envoyer les spis mais non. Léo avait alors un petit mille d’avance sur moi, et ce dernier s’est transformé en deux, puis trois, puis quatre … Je pense simplement que j’avais moins de vent. A un moment, je n’en ai plus eu du tout et c’est devenu l’horreur. Au général, ce sera toutefois une bonne opération même si j’avais vraiment envie de la gagner celle-là ! Je suis tombé sur plus fort que moi ! Quoi qu’il en soit je suis content. J’ai par ailleurs une grosse pensée pour mon copain Antoine Perrin. Il a tapé un truc et il a dû abandonner. Je suis super déçu pour lui car il faisait une super course, il allait faire deuxième en Proto vraisemblablement. »

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