Jacques Delcroix (Actual), 2ème Proto aux Sables d’Olonne

Jacques Delcroix (Actual) a franchi la ligne d’arrivée de la 2ème étape de la Les Sables Les Açores Les Sables en 2ème position chez les protos ce dimanche à 10h28’08 » (heure française). ⏱Le skipper de Actual a mis 9 jours, 16 heures 28 minutes 08 secondes pour boucler cette 2ème étape. Il termine à 3h 04’38 » du premier Pierre Le Roy. Son temps de course cumulé est de 19 jours 4 heures 39 minutes et 43 secondes avant jury.

« J’ai choisi la route nord sans vraiment hésiter. Je ne voulais vraiment pas faire de près. Ça ne m’intéressait pas trop. Le portant, c’est quand même plus confortable. Les routages disaient que ça passait pas mal au nord. J’ai fait ça. Il y avait l’incertitude de comment est-ce qu’on allait réussir à passer la dorsale. Tout le monde l’a eue a priori, si j’ai un peu compris l’évolution des positions. Chacun a eu sa journée au ralenti. Après, en étant dans ma position, je comptais sur un bon flux de nord-est pour pouvoir redescendre jusqu’aux Sables mais il n’a pas été si présent que ça. Au final, je m’en sors quand même super bien mais c’était dur. Les dernières 24 heures ont vraiment été difficiles. Je savais que Pierre (Le Roy) était plus au sud mais je ne savais pas de combien. Je pensais qu’il avait pris une route intermédiaire, je ne pensais pas qu’il était si bas par rapport à moi. La vacation de 15 heures, elle est horrible. Ça fait cogiter, stresser pour le classement, pour la météo… Après, pendant deux heures, il est impossible de dormir parce que ça travaille, ça travaille… Le fait de jouer aux avant-postes, ça met une pression de ouf. C’est bon mais c’est super dur. Se faire rattraper, se faire doubler… c’est dur. J’ai eu un beau craquage, il y a trois jours, quand j’ai eu 70 milles d’avance. A ce moment-là, la pression est retombée d’un coup. Lors des dernières heures, j’ai attaqué comme un idiot parce que 20 milles d’écart, ce n’était pas grand-chose. J’ai fait un trou dans mon spi, je l’ai réparé au grey tape pour finalement le renvoyer et le voir éclater. Aujourd’hui, je sais que je peux aller chercher la victoire. J’ai pourtant toujours du mal à me faire à cette idée. Je suis toujours sceptique et je doute toujours de moi. Je ne suis jamais confiant et ça n’a d’ailleurs pas été facile à gérer lors de cette course dans la mesure où il a fallu faire des choix très tranchés. Au final, je suis très frustré de finir seulement trois heures derrière Pierre mais je suis trop content de cette place et de cette course. Terminer deux fois deuxième et signer un podium, c’est trop bien ! »

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