François Jambou attendu demain au lever du jour à Horta

120 milles : voilà la distance qu’il reste à présent à parcourir pour François Jambou afin de rallier Horta, terme de la première étape des Sables – Les Açores – Les Sables. Le skipper de Team BFR Marée Haute, qui carbure actuellement à 8,4 nœuds de moyenne, est ainsi attendu demain au lever du jour à Faial (en milieu de matinée en France).

CLASSE MINI : LES SABLES-ACORES-LES SABLES 2018

Reste que les conditions sur les tous derniers milles du parcours s’annoncent particulièrement délicats, le vent de secteur nord-ouest soufflant actuellement sur l’archipel Portugais étant prévu de faiblir tout en s’orientant progressivement au nord dans les heures qui viennent, l’anticyclone étant maintenant centré sur les Açores.

« Sur la fin, ça risque de traîner mais ce n’est pas une surprise. On sait par expérience que d’arriver sur ce groupe d’îles à cette période de l’année offre la part belle à l’aléatoire », note Denis Hugues, le Directeur de course. Pas de quoi, cependant, inquiéter François Jambou qui a encore accru son avance ces dernières 24 heures et qui compte désormais plus de 100 milles d’écart sur son poursuivant le plus proche, soit près d’une journée de mer. « On va voir s’il prend le parti de passer dans l’est ou dans l’ouest de São Jorge. Les derniers routages le font passer à l’est de l’île puis sous le vent de Pico avant de remonter vers Horta. On verra bien », ajoute Denis qui promet un nouveau point dans la soirée pour affiner l’ETA du leader de la catégorie des Proto et qui se réjouit, par ailleurs, du fait que les conditions s’améliorent doucement pour les 46 autres marins toujours en course (8 abandons sont à déplorer ce jour après celui de Florian Blanchard, le skipper de MC Technologies, victime d’un démâtage en fin de nuit dernière), même si un certain nombre d’entre eux est confronté à des problèmes d’énergie.

« Ils ont fait beaucoup de près et les bateaux ont beaucoup mouillés. Ce n’est donc pas très étonnant », a-t-il indiqué. Parmi ceux qui en font les frais, figure notamment Matthieu Vincent (L’Occitane en Provence) qui a ainsi perdu de précieux milles, passant de la 5e à la 14e place entre hier et aujourd’hui. « Ce n’est pas le seul à avoir perdu du terrain. Chez les Série, les classements ont bien bougés », avance Denis.

De fait, depuis ce matin, si Ambrogio Beccaria (Geomag) est toujours solidement vissé à la première place, on voit le retour aux avant-postes de Julien Letissier (Kerno.bzh – Jule Course au Large), Cédric Faron (Quasar) ou Ronan Gabriel (Voi’Large). Positionnés plus proche de la route directe que leurs concurrents, ils ont profité de d’avantage de pression la nuit dernière. De quoi relancer le jeu à 300 milles de l’arrivée.

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