Pourquoi faut-il être au départ des Sables – les Açores ?

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Tous les deux ans, les années paires, c’est la grande transhumance des Ministes vers l’archipel portugais et le port de Horta. Les Sables – Les Açores – Les Sables, c’est la plus longue course après la Mini Transat : quinze jours de mer cumulés sur l’aller retour, deux étapes aux conditions météo variées et une ambiance à nulle autre pareille. Inventaire des bonnes raisons d’être au départ…

Parce qu’un Mini, c’est fait pour naviguer

Carènes bien polies, voiles amoureusement pliées, ils sont nombreux les bateaux à avoir fière allure amarrés au ponton. Mais une fois en mer, c’est toujours une autre histoire : le cardan du réchaud qui ne fonctionne pas bien, tel transfilage qui menace de lâcher, les panneaux solaires qui e chargent pas suffisamment, sans oublier l’organisation du dodo, le choix du ciré qui va bien, la nourriture qui nous réconforte et qui reste facile à cuisiner. L’harmonie sur l’eau arrive quand on a su intégrer des automatismes, que l’on n’a plus besoin de réfléchir à autre chose qu’à sa stratégie. Et cela, seule une navigation intensive peut l’apporter.

Parce qu’il faut connaître le solitaire dans la durée

Tous les anciens le diront. C’est le plus souvent après quatre à cinq jours de mer, sans réel contact VHF avec les copains, ou même un bateau accompagnateur que survient le blues du solitaire. Un petit moment de passage à vide qu’il faut apprendre à dépasser. Ce n’est pas quand il faudra attaquer une traversée de l’Atlantique qu’il sera temps d’y penser.

Parce que Les Sables, c’est un pays de marins

N’exagérons pas ! Quand vous descendrez le chenal des Sables d’Olonne, vous ne serez pas portés par la ferveur de dizaines de milliers de spectateurs comme au départ du tour de la planète bleue. Mais il y aura toujours du monde pour vous voir partir, vous encourager. Et puis d’être amarré au ponton du Vendée Globe au départ comme à l’arrivée, c’est peut-être une manière d’envisager de nouvelles aventures.

Parce que la mer n’est jamais pareille

Des côtes de Vendée au cap Finisterre, la traversée du golfe de Gascogne n’est jamais anodine qu’il s’agisse de jouer dans les petits airs anticycloniques ou de se confronter à des vents contraires. Des côtes d’Espagne à l’archipel des Açores, c’est vraiment le grand large qui domine. Ensuite, viendra le temps d’apercevoir les premiers sommets, de jouer avec les perturbations du vent entre les îles, peut-être d’apercevoir son premier cachalot sonder à quelques centaines de mètres du bateau…

Parce que les Açores et les gens de Horta

Outre la beauté des paysages, découvrir Horta, c’est renouer avec une vie simple où l’on sait encore prendre son temps, où les échanges deviennent plus faciles. C’est aussi goûter l’accueil des Açoriens qui seront toujours là pour vous aider en cas de besoin. Sans oublier la remise des prix et le cochon grillé dans l’ancienne usine baleinière de Horta… un moment unique.

Parce que Peter Café Sport

Dans le bistrot emblématique de Horta, tous les grands marins y ont un jour fait escale. Internet oblige, on n’y accroche plus le courrier à destination des copains avec une pince à linge, mais le goût des boissons locales n’a guère changé, ni l’ambiance.

Parce que mille autres raisons

Les Fêtes de la Mer à Horta, l’escale qui permet de nouer des liens précieux, les petits matins face au cône de Pico, les sorties en baleinière traditionnelle, l’expérience accumulée, la confiance en soi gagnée, ou tout bêtement le plaisir tout simple d’avoir déjà vécu une belle aventure personnelle et collective.

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