Et de deux pour Tanguy Bouroullec !

Ce vendredi 14 août à 19h20’37, Tanguy Bouroullec a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix bouclant ainsi les 470 milles du parcours en première position chez les Proto après 4 jours 04 heures 06 minutes et 37 secondes de course. Déjà leader au classement général provisoire de l’épreuve avec une avance de 48 minutes sur son dauphin à l’issue de la première manche, le skipper de Cerfrance consolide donc son leadership. Ses premières déclarations à chaud.

Vous signez une nouvelle victoire d’étape. Une étape finalement peu ventée…

« En effet, contrairement à ce qu’on attendait, ça n’a pas été une étape musclée du tout. Heureusement qu’il y a eu les six dernières heures pour oublier le reste ! Franchement, ç’a été galère. Il n’y a vraiment pas eu de vent. On a fait trois jours dans les petits airs, sous la pluie… C’était compliqué car ça bougeait dans tous les sens. En tous les cas, il y a eu des rebondissements et ça, ça a maintenu bien éveillé ! Antoine (Perrin) s’est retrouvé en tête pendant un moment donc il a fallu que je me batte pour repasser devant, mais c’est resté piégeur. La nuit dernière, en arrivant en Angleterre, je pensais que le break était fait mais je me suis arrêté juste avant Wolf Rock et j’ai vu tout le monde revenir. Ça a été un peu dur mais heureusement, le dernier bord s’est joué sous le soleil avec 13-14 nœuds de vent et c’était parfait. J’ai enfin pu utiliser mes foils qui, jusqu’à présent, n’avaient servi à rien ! »

Vous terminez avec une avance de plus de 13 milles sur votre poursuivant le plus proche. Vous consolidez ainsi votre place de leader au général. On vous imagine content ?

« Oui, clairement ! Quand j’ai vu que le vent montait et que ça rentrait ouest sud-ouest pour la deuxième traversée de la Manche, j’ai su que je pouvais aller vite et que je pouvais grappiller des milles. En fait, j’ai su que ceux de derrière ne pourraient pas me rattraper. On va voir ce que ça va faire en temps mais c’est sûr que c’est bien… »

Cette deuxième étape a-t-elle été très différente de la première ?

« Elle a été différente mais usante également. Les trois premiers jours, vraiment, ont été délicats car on n’avançait pas. On se demandait si on allait réussir à finir le parcours un jour ! Quand on est arrivé à Penmarch et qu’on n’avait toujours pas eu plus de cinq nœuds de vent, pfff… ça a été compliqué. Ça n’avançait pas du tout et il y avait constamment des passages à niveau. Ça s’arrêtait, ça revenait… ça partait à droite, à gauche. A un moment, Antoine (Perrin) était trois milles derrière moi, et avec juste une rotation, il est repassé devant… ça bougeait tout le temps. J’ai vraiment hâte de voir la carto et de refaire la course. A la pointe Bretagne, au passage du DST, quand j’ai vu Irina (Gracheva) revenir à l’AIS, j’ai compris que j’avais foiré un truc. Je pensais avoir bien fait mais je pense que ceux qui sont allés virer carrément à l’ouest ont fait mieux. Avec le vent que j’avais à ce moment-là, je n’y croyais pas trop j’avoue… Le pire a quand même été la nuit dernière à l’arrivée sur Land’s End. Il n’y avait vraiment pas d’air. C’est revenu encore une fois par l’arrière mais ça a été ça toute la course. Il ne fallait rien lâcher à aucun de ces passages à niveaux mais rester à fond. »

Vous doublez donc la mise. Difficile de faire mieux !

« C’est vrai. Maintenant j’espère aller chercher la troisième ! J’espère qu’il y aura un peu plus de vent sur la dernière étape car sinon ça risque d’être très long si c’est comme ça ! »

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