Des options tranchées mais des arrivées serrées ?

Ce mercredi, alors que les 70 Ministes toujours en lice dans la 9e édition de la Les Sables – Les Açores – Les Sables s’apprêtent à boucler leur sixième jour de mer dans cette deuxième étape, ils s’étalent sur près de 450 milles en latéral, entre la latitude du Fastnet, en Irlande, et celle du cap Finisterre, en Espagne. Ce grand écart génère logiquement des différences significatives sur le plan météo entre les uns et les autres. Ainsi, au nord, les solitaires recroisent actuellement dans la dorsale anticyclonique.

Ainsi, au nord, les solitaires recroisent actuellement dans la dorsale anticyclonique. C’est donc au ralenti qu’ils progressent en ce moment, Uros Krasevac (759 – Ashika II) et Jacques Delcroix (753 – Actual), les deux leaders au pointage, peinant à dépasser les 2,5 nœuds de moyenne, et d’autres étant même carrément à l’arrêt. « Les deux premiers devraient retrouver du vent dans la soirée ou en début de nuit prochaine », assure Christian Dumard, le consultant météo de l’épreuve. Dès, lors, propulsés par un flux de secteur nord-est, ils profiteront d’un angle intéressant de descente vers la Vendée. Bien meilleur, en tous les cas que le reste de leurs adversaires situés au centre et au sud, au moins jusqu’à dans la nuit de vendredi à samedi. Cela suffira-t-il pour faire la différence à l’arrivée ? Difficile à dire. Les routages donnent tantôt l’avantage aux uns, tantôt aux autres. En clair, à ce stade, le jeu reste complètement ouvert malgré des régimes attendus pratiquement opposés. De fait, les premiers vont finir au près ou au reaching et les autres au portant. Ces derniers vont toutefois, auparavant – entre jeudi soir et vendredi matin – devoir négocier une phase de transition et donc composer avec de la molle. « Il devraient garder entre 4 et 5 nœuds de vent mais l’état de la mer ne facilitera pas leurs progressions. Les nordistes, pourraient, eux aussi, avoir quelques heures délicates dans la mesure où cette zone a tendance à remonter. Ils vont devoir bien comprendre ce qu’il se passe et rester près des côtes pour conserver de la pression », détaille Christian Dumard. Bref, on l’a compris, il va encore se passer bien des choses d’ici à l’arrivée. Une arrivée qui risque d’être serrée malgré des options très tranchées. Les ETA ? Dans la soirée de samedi ou dans la nuit suivante. A retenir par ailleurs : en fin de matinée, Hubert Maréchal a percuté un OFNI (objet flottant non-identifié). Le skipper de Osons ici et Maintenant est en relation avec la Direction de course. Il a notamment signalé que sa dérive tribord était endommagée. L’un des bateaux accompagnateurs de l’épreuve se déroute pour aller à sa rencontre et devrait être à ses côtés d’ici une dizaine d’heures.

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