Dernière ligne droite

Alors que c’est désormais dans moins de 24 heures que les premiers sont attendus sur la ligne d’arrivée de cette deuxième étape, les 45 Ministes toujours en course dans cette 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables poursuivent leur progression à l’entrée du golfe de Gascogne à grande vitesse, affichant, de fait, toujours des moyennes à deux chiffres.

CLASSE MINI : LES SABLES-ACORES-LES SABLES 2018

Les uns et les autres profitent, comme la veille, d’un bon flux de nord-ouest provoqué par un ciel de traine. Si ce vent est prévu de faiblir progressivement, la faute notamment l’anticyclone qui pousse à l’ouest et qui va venir placer une dorsale sur la zone de course demain et mercredi avant un nouveau passage de front jeudi, il devrait toutefois permettre aux leaders de boucler les 1 270 milles de cette manche retour en fin de matinée, ce mardi. Côté classement, les paris restent ouverts d’autant que les derniers routages voient Jörg Riechers (934 – Lilienthal) et Erwan Le Méné (800 – Rousseau Clôtures) arriver quasiment en même temps.

Derrière, la 3e place chez les Proto semble promise à Camille Taque (791 – Foxsea Lady) qui parvient à exploiter tout le potentiel de son bateau qu’elle connait maintenant sur le bout des doigts après la dernière Mini Transat, à moins que François Jambou (865 – Team BRF – Marée Haute) ne vienne contrarier ses plans, même s’il y a fort à parier que le vainqueur de la première étape avec plus de 28 heures d’avance, préfère assurer le coup plutôt que de tirer sur sa machine au risque d’un pépin technique.

Chez les bateaux de Série, Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) conserve une confortable avance de près de 25 milles sur son poursuivant le plus proche mais derrière la bagarre fait rage entre Félix de Navacelle (910 – Youkounkoun) et Nicolas d’Estais (905 – Cheminant – Ursuit). L’un et l’autre ne forment qu’un seul point sur la cartographie et ont légèrement fait le break sur le reste du peloton, « bénéficiant » toutefois des petits bobos de certains de leurs concurrents, à l’image d’Amélie Grassi (944 – Tyrion), victime de l’arrachement de l’un de ses safrans ou de Valentin Gautier (903 – Shaman / Banque du Léman) dont la NKE est en rideau.

Au sein de la flotte, comme on pouvait s’y attendre avec les conditions musclées de ces derniers jours, d’autres petits soucis ont été rapporté à la Direction de course depuis la nuit dernière. Albert Lagneux (882 – Plumeke) a, pour sa part, indiqué être privé de pile à combustible tandis que Marie Gendron (930 – Cassiopée SNCF) a expliqué s’être fracturé un doigt, précisant néanmoins qu’elle poursuivait sa course équipée d’une attèle. Autre point à retenir de cette journée : le Mini de Pierre Moizan (630 – Coba2 – Celtinox), qui avait subi un gros choc avec un OFNI (objet flottant non-identifié) lors de la première étape et dû être abandonné par son skipper, a été récupéré. Il est arrivé à Horta ce matin.

 

Please follow and like us: