Dans les petits airs pour finir

Alors que François Jambou (Team BFR Marée Haute) est attendu d’un moment à l’autre sur la ligne d’arrivée de la première étape de cette 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables avec plus d’une journée d’avance sur son dauphin, la bagarre continue de faire rage à tous les étages au sein de la flotte.

Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Horta se mérite, cette année. Après avoir vu les fronts se succéder sur leur route, ces derniers jours, les Ministes doivent maintenant composer avec une dorsale qui leur barre le chemin vers Faial. Les derniers milles vont donc se jouer dans le petit temps pour le gros du peloton, ainsi que l’explique Denis Hugues, le Directeur de course. « L’anticyclone est actuellement centré sur l’archipel. De ce fait, il y a peu de vent sur les îles. Les bateaux ne vont donc pas être très rapides lors de ces trois prochains jours, en particulier ceux qui vont se trouver vers le 40° Nord. Seuls les retardataires vont bénéficier d’un peu plus de pression et ainsi avoir, peut-être l’occasion de se refaire un peu ».

Dans ces conditions, autant dire que les nerfs des marins vont être mis à rude épreuve jusqu’au bout et que la hiérarchie est loin d’être établie, notamment chez les Série. Derrière le leader Ambrogio Beccaria (Geomag), qui reste, pour sa part, dans le match pour la 3e place au Scratch, rien n’est, en effet, encore joué. Bien au contraire même puisque ses dix poursuivants les plus proches se tiennent en moins de 20 milles. « On sait par expérience que l’atterrissage sur Horta peut être très délicat et susceptible de complètement relancer le jeu », rappelle Denis Hugues qui a encore en mémoire l’édition 2016 lors de laquelle toute la flotte avait passé 24 heures à la dérive à 20 milles de l’arrivée.

Reste qu’outre cette fin de parcours épineuse, ce qu’il faut retenir dans l’actualité de cette journée de mardi, c’est la grosse mésaventure de Pierre Moizan. Victime d’une rencontre fortuite avec un OFNI (objet flottant non identifié) ce matin, le skipper de Coba 2 – Cletinox a cassé de nombreuses varangues puis grandement endommagé sa quille. Il a ainsi pris la lourde décision d’évacuer son prototype et se trouve désormais à bord du bateau accompagnateur APUS. A la suite de ce nouvel abandon (le 9e depuis le départ de la course), il reste donc 45 concurrents en course. Une bonne nouvelle cependant, concernant Paul Cloarec. Le skipper de Williwaw, a été localisé ce matin. Il est positionné juste derrière Vincent Busnel (Quéguiner – Leucémie Espoir).

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