Damien Fleury (Utopik), 1er Série aux Sables d’Olonne

Damien Fleury (Utopik) a franchi la ligne d’arrivée de la 2ème étape de la Les Sables Les Açores Les Sables en première position chez les Séries ce dimanche à 14h08’30 » (heure française). Le skipper de Utopik a mis 9 jours, 20 heures 08 minutes 30 secondes pour boucler cette 2ème étape. Son temps de course cumulé est de 21 jours 2 heures 55 minutes et 05 secondes.

« Sur ce genre d’étape, rien ne se passe jamais comme prévu. Il faut faire avec ce qu’on a. Là, tout le monde est parti dans tous les sens. Il a fallu poser la tête et assumer d’aller sur une route plutôt que sur une autre, en partant du principe que si les autres ne me suivaient pas, eh bien tant pis. Je ne pensais pas que ça se finirait comme ça du tout. J’étais assez confiant parce qu’il y a 48 heures on m’a annoncé 3e. Je n’ai rien lâché. Ça doit faire quasiment 48 heures que je n’ai pas dormi. Mon réveil ne marchait pas et lors de ma dernière micro-sieste, j’ai rêvé que je tombais à l’eau. Je me suis dit que ce n’était peut-être pas une bonne idée de redormir… A présent, je suis là, intact et c’est cool. Il y a l’adrénaline : ça fait tellement plaisir de remporter cette manche retour !

J’étais un peu passé à côté de la première étape parce qu’après avoir été devant un long moment, j’ai connu une fin un peu dure. Les nerfs ont lâché. Ça fait plusieurs régates où je suis bien mais il y a toujours des îles dans l’affaire. Aux Açores, il y a eu Sao Jorge, à la Mini en Mai, il y a eu Yeu, au Trophée Marie-Agnès Péron il y a eu Groix. Il y a toujours eu une île qui m’a mis dedans mais pas cette fois ! Merci aux Sables d’Olonne de ne pas voir mis des îles juste en face, ça m’a permis de ne pas me crouter dans une molle. Bravo à tous les concurrents. Il y aura de belles histoires à raconter !

Ce que je retiendrai ? On a été au contact longtemps avec Léo (Bothorel) et on s’est vraiment beaucoup soutenu. On a beaucoup discuté. On est du même Pôle à La Rochelle et je pense que c’est ce qui nous a permis de tenir bon. Dans ce genre de course, si on se retrouve tout seul pendant onze jours c’est très dur. A l’aller, c’est ce qui s’est passé. Pendant six jours, je n’ai pas eu de contact radio. Là, ça nous a permis de tenir bon, de se tirer l’un et l’autre vers le haut. C’était comme une micro-compétition dans la compétition. C’est aussi la preuve que la coopération ça marche puisque je finis premier et lui deuxième de cette étape.

Cette option sud, on n’y a pas du tout cru à certains moments. En fait, la personne qui nous a fait la météo nous avait dit « si vous sortez tôt des Açores, il faut aller au sud ». Moi, vu que je ne suis pas très bon en météo, je lui ai fait confiance éperdument, comme les autres Rochelais. On s’est tapé du près, de la molle… On n’a pas avancé pendant deux jours dans la dorsale qui a été hyper dure à passer. Il y a 48 heures, quand on a entendu qu’on était dans les cinq premiers, avec Léo, on s’est dit « là, il a un truc » même si on avait du mal à y croire parce qu’on était à l’arrêt. Après, j’ai passé une nuit au portant où je n’ai pas dû descendre au-dessus de 12 nœuds. Je me suis dit que personne ne devait aller aussi vite et ça m’a motivé à ne rien lâcher. C’était une sacrée expérience ! C’était une course où il fallait vraiment aller chercher loin parce que c’était long et dur. On a quand même fait sept jours de près et en Mini 6.50, c’est horrible ! »

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