Au ralenti

Après une journée rapide, hier, lors de laquelle Pierre Le Roy (1019 – TeamWork), le leader de la flotte de cette 9e édition de la Les Sables – Les Açores – Les Sables, a battu le record de distance en 24 heures à bord d’un Mini 6.50 en parcourant 308 milles entre le 21 juillet à 16h30 et le 22 juillet à la même heure, améliorant ainsi la performance réalisée par Bertrand Delesne lors de cette même épreuve en 2010, le changement de rythme est assez radical ce samedi. Et pour cause, les Ministes buttent actuellement dans la dorsale qui leur barre la route de Horta. Finies les vitesses à deux chiffres. C’est au ralenti, entre 2 et 6 nœuds, que les uns et les autres progressent en ce moment. Le programme du jour est donc clair, il s’agit de réussir à s’extirper au plus vite de cette zone de vents faibles. D’ores et déjà, quelques concurrents, situés parmi les plus au nord, semblent tirés d’affaire, à l’image de Marc Claramunt (709 – Sponsor wanted) ou d’Anne-Gaël Gourdin (679 – Roll my chicken) chez les Protos, mais aussi d’Ulysse David, (1025 – L’aventure d’Ulysse), de Hugo Mathieu, de Luca Rosetti 998 – Race = Care), de Christophe Noguet (1057 – Vignoble Marchais) et de quelques autres chez les Série. Ceux-là composent désormais avec un flux de secteur sud-ouest et évoluent, par conséquent, au près. Dans les heures qui viennent, ils vont rapidement être imités par l’ensemble du peloton. Un peloton qui s’étire aujourd’hui sur plus de 300 milles de long et sur près de 180 milles en latéral. Des écarts considérables à ce stade de la course qui n’ont certainement pas fini de se creuser d’ici à l’arrivée car la situation pour les prochains jours n’a rien de simple. Après le passage de ce qui reste d’un front dans la journée de demain ou dans la nuit de dimanche à lundi, l’anticyclone se remet en place sur les Açores, avec assez peu de vent. De quoi rendre compliqué et même franchement aléatoire l’atterrissage sur l’archipel portugais d’autant qu’à part subir, les solitaires n’auront pas grand-chose d’autre à faire ou à tenter. Quid des ETA dans ce contexte ? Pas de changement notable. Le leader devrait boucler les 1 270 milles de cette première étape dans la matinée du mercredi 27. A retenir par ailleurs : ce samedi matin, aux alentours de 8h30, l’Italien Matteo Bandiera (455 – Anywave Ocean) a signifié à la Direction de course qu’il se déroutait vers le port de Nazaré, au nord de Lisbonne, sans donner plus de précisions pour le moment. Thomas André (929 – Frankiz)a, pour sa part, indiqué à l’un des bateaux suiveurs qu’il avait perdu un safran à la suite d’une collision avec un OFNI (objet flottant non identifié). Il poursuit cependant sa route en direction de Faial malgré son handicap.

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