Albert Lagneaux (882 – Plumeke), 29e Série à Horta

« Cette étape a été dure, très dure. J’ai eu plein de problèmes. Je suis passé par plein de phases différentes. J’ai vraiment fait le yo-yo sur le plan émotionnel mais j’avoue que je suis surtout passé par plus de bas que de hauts. Je me suis souvent demandé ce que je foutais là mais aussi ce qui pouvait encore m’arriver. J’ai fait des figures de style, j’ai dû monter à la barre de flèche dans 24 nœuds de vent, j’ai perdu mon GPS, j’ai eu plein de choses qui sont tombées en panne les unes après les autres ou encore un souci de chariot de GV… tout s’est cumulé. Au près, la mer était vraiment cassante et à chaque bruit, je faisais des angoisses. J’entendais des craquements au mât. J’en faisais des cauchemars et j’ai poussé un Eureka quand j’ai découvert que c’était en fait mon vis-de-mulet. Vraiment, en mer, on se fait des histoires incroyables ! Moi, j’anticipe toujours le pire, alors évidemment (rires) ! C’était vraiment dur surtout qu’après on s’est retrouvé dans la pétole pendant trois jours. J’ai commencé à compter la nourriture, le méthanol… Bref, je suis content d’être arrivé. Je n’ai pas beaucoup de temps pour tout repréparer avant le départ de la deuxième étape mais ça va le faire. »

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