A grands pas vers les Sables d’Olonne

Ce dimanche, la flotte de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables cavale toujours à grands pas en direction du golfe de Gascogne, propulsée par un flux de nord-ouest d’une vingtaine de nœuds. L’heure est donc toujours à la vitesse à bord des Mini qui profitent, pour la plupart, du ciel de traine.

DEPART ETAPE 2

Une situation qui va perdurer jusqu’à demain et ainsi permettre aux leaders de la flotte d’avaler rapidement les 500 derniers milles à parcourir avant de se présenter sur la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Une ligne où les premiers sont désormais attendus mardi dans la matinée. « Certains, à l’image de Jörg Riechers (934 – Lilienthal) sont vraiment très rapides puisqu’ils tiennent des moyennes supérieures à 15 nœuds. On peut donc dire que ça fume sérieux sur l’eau ! » explique Denis Hugues, le Directeur de course dont les routages de la mi-journée voient arriver le skipper Allemand, actuellement positionné pile poil sur la route directe mais bientôt contraint de se recaler à moins qu’il ne décide d’aller faire du tourisme à Gijón, et Erwan Le Méné (800 – Rousseau Clôtures), situé 70 milles plus au nord, arriver à une heure d’intervalle. Dans ce contexte, le finish chez les Proto s’annonce d’ores et déjà passionnant. Même chose chez les Séries. De fait, même si Ambrogio Beccaria (943 – Geomag), déjà vainqueur de la première étape, est bien parti pour enfoncer le clou en terminant avec plus ou moins quatre heures d’avance sur son poursuivant le plus proche, derrière, le match reste très serré entre l’épatante Amélie Grassi (944 – Tyrion), Nicolas D’Estais (905 – Cheminant Ursuit), Félix de Navacelle (916 – Youkounkoun), Valentin Gautier (Shaman / Banque du Léman) et une poignée d’autres solitaires qui ne lâchent rien. Reste à savoir si les derniers milles relanceront le jeu ou non, sous influence anticyclonique, mardi et mercredi. Les paris sont ouverts. En attendant, les uns et les autres n’ont pas d’autre choix que de rester concentrer sur la conduite de leurs machines et ainsi de limiter les départs en vrac car à haute vitesse, ces derniers se paient souvent cash. A noter par ailleurs que Julien Hatin (660 – Mademoiselle Iodée) a signalé une panne de pilote automatique identique à celle qu’il avait déjà connu à l’aller, et que Vincent Busnel (621 – Quéguiner – Leucémie Espoir) a cassé son bout dehors ce qui explique le terrain perdu, ces dernières heures, sur Camille Taque (781 – Fosxea Lady) avec qui il naviguait jusqu’alors, bord à bord.

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