Alberto Bona, au bout de la fatigue

4C2F0023_wmIl a beau être Méditerranéen, Alberto Bona a, comme les autres, souffert de la pétole qui a régné sur la flotte. « Quatre jours comme ça, c’est vraiment très long. Même chez nous, on n’a pas ça. » Agréablement surpris de finir si près de Ian Lipinski, le navigateur italien tenait à porter sa gratitude à son bateau avec qui c’était sa dernière course.

 

« Aujourd’hui, quand j’ai su à la vacation que les bateaux de série étaient dans mon tableau arrière, j’en ai profité pour lever le pied. J’avais vraiment besoin de me reposer. » Visiblement, les journées de pétole ont été éprouvantes. Alberto n’en finissait pas de dessiner sur les cartes les positions des centres anticycloniques et dépressionnaires pour tenter de comprendre par où était la sortie. Il lui a fallu se battre pour arracher cette deuxième place au scratch et ne pas se faire coiffer par les bateaux de série. L’essentiel est préservé. La bagarre avec Ian était belle et son Speedy Maltese lui aura donné de belles satisfactions. En attendant de passer à autre chose.

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Net et sans bavure

Arrivé en plein cœur de la nuit sous la pluie, le skipper de Griffon.fr a démontré qu’il maitrisait parfaitement son sujet. Au terme d’une étape propre à bien des rebondissements, il est resté constamment aux avant-postes même si son adversaire Alberto Bona (Promostudi La Spezia), auteur d’un joli retour dans les derniers milles, a tenté de lui donner du fil à retordre. Mais le tandem bateau – skipper avait trop d’atouts en main.

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Heureux, forcément. Dans l’épreuve qui l’avait révélé dans le circuit Mini quatre ans auparavant – il avait terminé troisième des bateaux de série en 2012 – Ian Lipinski n’a pas manqué ses retrouvailles. Son étape retour s’est déroulée comme à l’aller : mis à part quelques incidents de course mineurs propres à toute épreuve de course au large, il a débarqué à Port Olona sur un bateau en parfait état, comme s’il sortait d’une balade de quelques heures en mer. En quatre ans, l’homme a acquis des certitudes associées à une maitrise technique évidente. Depuis le début de saison, Ian Lipinski a beaucoup navigué, apprenant à apprivoiser son prototype dont il détient maintenant le mode d’emploi.

 

Pourtant cette course aurait pu être usante pour les nerfs. Systématiquement, la tête de flotte a tamponné sur une dorsale, permettant un retour par l’arrière des poursuivants et provoquant nombre de chamboulements dans la hiérarchie. Mais il en aurait fallu plus pour déstabiliser le skipper de Griffon.fr. De sa traversée, il ramène quelques rencontres insolites : un cachalot qui lui a barré la route l’obligeant à se dérouter pour éviter la collision, une journée bord à bord avec Patrick Tabarly, revenant d’une croisière autour du monde. Entre les deux, il y eut forcément quelques jolis échanges, Patrick Tabarly ayant lui-même tâté du Mini avec son fils Erwan, lors d’un Mini-Fastnet brillamment remporté en 1999. On dit que les gens heureux n’ont pas d’histoires : Ian Lipinski en est le bel exemple, même s’il gardera quelques beaux souvenirs de cette virée victorieuse entre Les Sables d’Olonne et les Açores.

 

Temps de course :

  • Arrivée à 01h 45mn 27s (TU+2)
  • Temps de course : 8j 07h 37mn 27s à 6,36nds de moyenne

 

Classement disponibles sur le site Internet de la course à : 8h – 11h – 14h – 17h – 20h (TU+2)

Toutes les informations sur : http://lessables-lesacores650.com/

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