Ils l’ont tant aimée

S’il fallait retenir une chose de cette édition 2016 des Sables – Les Açores – Les Sables, c’est à quel point cette course aura pris une place essentielle dans le parcours des Ministes présents au départ. Bizuths du large ou routiers expérimentés, tous ont trouvé dans cet aller-retour entre la Vendée et l’archipel portugais, l’occasion de grandir tant humainement que techniquement. 

 

Ils sont unanimes, les absents ont eu tort, terriblement tort. Pour les concurrents de cette édition 2016, la course vaut bien la mythique Mini Transat, tant par la richesse de l’expérience humaine que par les apports techniques. Certains en sont revenus transfigurés, d’autres ont pu confirmer leur amour du large en solitaire, d’autres encore ont constaté à quel point ils avaient franchi un cap dans leur préparation.

 

Gagner en confiance

« Remporter cette course était important pour moi, pour gagner en confiance sur mon bateau » confirme Ian Lipinski (Griffon.fr) « C’était ma première épreuve au grand large sur le Maximum et je voulais valider ma capacité à boucler le parcours sans encombre. » D’autres, comme Frédéric Moreau (Petit Auguste et Cie) ont puisé dans cette épreuve des certitudes pour la suite : « Je ne sais pas encore si je m’alignerai au départ de la prochaine Mini Transat, mais je sais maintenant que je suis capable d’y aller. » Tous soulignent aussi à quel point cette course leur a permis de progresser, tel Germain Kerlévéo (Technique Voile) auteur d’une deuxième étape de très belle facture conclue par une troisième place ou bien encore Nolwen Cazé (Fée Rêvée) : « J’ai fait des choses que je n’aurais pas imaginées, comme de devoir me jeter à l’eau pour réparer ma sous-barbe de bout-dehors. J’ai détesté, mais je sais maintenant que je suis capable de le faire. Et paradoxalement, cet incident a été comme un déclic, j’ai commencé à prendre goût à la compétition, à la bagarre contre les autres… »

Rêveur ?
Rêveur ?

Une nouvelle génération

La course aura aussi permis de révéler des talents évidents. On pense évidemment à Ambrogio Beccaria (Alla Grande Ambeco) qui, en deux étapes, s’est déjà construit une solide réputation et a contribué à une belle réhabilitation des Pogo 2. Tanguy Bouroullec (Kerhis CERFrance) fait aussi partie de ces figures montantes. Déjà auteur de jolis résultats sur les courses d’avant-saison, on attendait de voir comment il allait se comporter sur une épreuve au long cours. La réponse est venue de la manière la plus éclatante qui soit, par cette victoire en bateaux de série.

On pourrait en citer bien d’autres, tel Vianney Desvignes (Cachaça), d’ordinaire si posé, qui reconnaissait avoir pété les plombs à quelques milles de l’arrivée quand le vent l’avait lâché : une autre manière de découvrir des choses sur soi. Marine André (Mini Explorer) sait maintenant combien son bonheur d’être en mer est profond.

Le mot de la fin pourrait revenir à Alberto Bona (Promostudi La Spezia) dont c’était la dernière course à bord de son prototype, revendu à un autre navigateur : « Finalement, c’est bien de finir sur cette course-là. »

PFB

 

Retrouvez le classement définitif des Sables – Les Açores – Les Sables 2016 sur le site de la course :

http://lessables-lesacores.geovoile.com/2016/general/?leg=2

 

 

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Bonheurs partagés

L’étape pour Ambrogio Beccaria (Alla Grande Ambeco), le classement général pour Tanguy Bouroullec (Kerhis CERFrance), les deux premiers concurrents sur la ligne d’arrivée avaient l’un comme l’autre de très bonnes raisons de se réjouir.

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C’est une performance exceptionnelle qu’a réalisé Ambrogio Beccaria.  En s’imposant sur cette étape retour au nez et à la barbe des Pogo 3 et des Ofcet à la barre de son Pogo 2, le jeune navigateur italien a fait la démonstration de l’importance du facteur humain dans la marche d’un Mini en solitaire. Teigneux, accrocheur, inspiré, il a réussi à résister malgré le retour d’un Tanguy Bouroullec ultra motivé pour ne pas laisser s’échapper ses chances au classement général.

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Sur le ponton, les deux concurrents n’en finissaient pas de se congratuler mutuellement. « Cette étape, tu la mérites, bravo » avouait beau joueur Tanguy Bouroullec à son adversaire du jour. Ambrogio Beccaria réalisait progressivement la valeur de ce qu’il avait accompli. Il va maintenant falloir attendre les arrivées des autres concurrents, ainsi que les résultats des contrôles de jauge, pour savoir ce que sera le podium définitif de cette 6e édition d’une course qui n’aura pas failli à sa réputation.

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