Une 7e édition exceptionnelle !

Une première étape marquée par trois passages de fronts qui a mis à rude épreuve à la fois les bateaux et le mental des marins, un deuxième round qui s’est joué pour l’essentiel au portant à des vitesses supersoniques, des belles bagarres à tous les étages mais aussi des écarts monstres et des rebondissements en pagaille : tout a été réuni pour faire de cette 7e Les Sables – Les Açores – Les Sables une édition exceptionnelle. Une édition difficile, certes, mais aussi et surtout forte en émotions, qui a finalement sacré François Jambou (Team BFR Marée Haute) en Proto et Ambrogio Beccaria (Geomag) en Série.

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Frédéric Bazin (504 – Manu Poki), 27e Série de la 2e étape

« Ça a été une belle étape. J’ai un peu été en difficulté dans le portant lourd et j’ai eu un peu de mal à rentrer dans la course parce que je n’ai pas l’habitude de ne pas avoir le contrôle. Ne pas pouvoir abattre, avoir un spi trop gros devant… ça a été compliqué à gérer pour moi alors qu’avec les Pogo 2, il fallait vraiment envoyer. C’est comme ça que je me suis fait dépasser en fait.

CLASSE MINI : LES SABLES-ACORES-LES SABLES 2018

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Albert Lagneux (882 – Plumeke), 26e Série de la 2e étape

« C’est difficile de parler brièvement de cette étape parce qu’elle a été très riche. Une vraie encyclopédie ! Ça a commencé par une idylle avec ces îles Açoriennes, ces couleurs, ces oiseaux, ces dauphins, tous ces bateaux sous spi… Malheureusement, ça n’a pas duré parce qu’à un moment donné, je me suis réveillé avec le bateau couché sous spi.

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Matthieu Vincent (947 – L’Occitane en Provence), 24e Série de la 2e étape

« J’ai eu deux jours de régate on va dire. Au départ, la sortie de la baie a été un peu compliquée mais j’ai malgré tout réussi à me remettre dedans. C’était sympa mais au moment où il aurait fallu ne rien lâcher et rester le couteau entre les dents, ma centrale de navigation a lâché.

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Mathieu Gobet (455 – Méa Coule Pas), 23e Série de la 2e étape

« C’était cool. Il y a eu différentes étapes. La première dans du vent fort a été intéressante. Je n’avais jamais eu du vent fort comme ça, mis à part pendant 3-4 heures. C’est totalement différent quand ça dure 3-4 jours. Tout devient un peu une mission : se faire à manger, aller sous le vent, prendre ou réduire…

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Michel Sastre (835 – Dame Argo), 21e Série de la 2e étape

« Juste après l’empannage pour suivre un peu le front chaud, j’ai cassé un safran qui avait déjà été réparé. A ce moment-là, le bateau allait bien en plus j’étais toilé assez « safe » (deux ris dans la GV et médium) mais il y a eu un petit vrac. Le pilote a poussé d’un coup et ça a cédé. Sur le coup, j’étais vraiment dépité.

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Matthieu Perraut (825 – Groupe Bâtisseur d’Avenir), 17e Série de la 2e étape

« Je suis content parce qu’à Horta, j’avais dit que j’espérais qu’on se fasse défoncer au portant dans la baston sur cette étape retour. D’ailleurs, tout le monde m’avait pris au mot et j’avais un peu peur de flipper mais en fait non. Au contraire même, j’ai adoré aller aussi vite dans le vent fort.

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Marie Gendron (930 – Cassiopée SNCF), 11e Proto de la 2e étape

« J’en ai vraiment bavé sur cette étape. J’ai notamment vraiment connu un dimanche de merde. Le matin, le bateau partait tout le temps au loff, je ne comprenais pas pourquoi mais à un moment, j’ai vu que j’avais un safran explosé. Heureusement, j’en avais un de spare. Je l’ai changé et je suis repartie.

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Vincent Busnel (621 – Quéguiner – Leucémie Espoir), 10e Proto de la 2e étape

« J’ai commencé cette 2e étape fatigué. Du coup, la première nuit, j’ai dû dormir 6 heures en faisant des siestes de 2 heures d’affilée. Ça allait parce que je ne tirais pas non plus sur le bateau. Quand ça a commencé à rentrer vraiment fort, dans le front, c’est devenu sympa. Malheureusement, pour moi, ça n’a pas duré longtemps… peut-être deux ou trois heures. Je suis passé de sous médium à code 5 et je suis resté un moment sur le pont pour voir comment ça se passait et pour régler le pilote. Quand j’ai vu que tout était ok, je suis parti faire une sieste. Le hic, c’est que ce n’est pas l’alarme qui m’a réveillé mais le « clac » du matériel qui casse. En sortant, j’ai vu mon tangon sous le vent et j’ai pensé que c’était le bras qui avait pété, mais très vite, je me suis rendu-compte que c’était la sous-barbe. Directement, j’ai compris que la course était finie pour moi et que j’allais me faire chier pendant une semaine. Vraiment, j’aurais préféré vivre tout ça différemment. C’est dur parce que je passe mon temps sur le bateau à tout préparer et j’ai des pépins. C’est frustrant parce que le bateau est prêt. Sportivement, c’est rageant parce que j’espérais jouer avec les petits copains du Top 5 après ce que j’avais vu sur les courses d’avant-saison. Forcément, je suis déçu. »

Julien Letissier (869 – Kerno.bzh – JULE course au large), 9e Série de la 2e étape

« C’était cool cette étape. On a fait de la luge pendant trois jours. Je me suis bien amusé et j’ai la chance de ne rien avoir cassé de vital. Vraiment, c’était top, surtout si l’on compare par rapport aux douze jours à l’aller. On a gravi une montagne laborieusement pour finir par la descendre plein pot. C’était formateur. J’ai appris plein de trucs sur le bateau. En plus, je suis qualifié pour la transat a priori, et ça c’est vraiment cool. »

Amélie Grassi (944 – Tyrion), 7e Série de la 2e étape

« Franchement, cette étape a été assez décevante parce que j’étais dans le match et je pouvais réussir à me battre pour garder ma place sur le podium. J’ai bien tartiné, je me suis arrachée… C’était des conditions que je n’avais jamais rencontrées mais j’étais super contente que ça marche bien, que je me sente bien à bord, alors quand le safran a lâché, ça a vraiment été la défaite. Au départ, je me suis même dit que j’allais déclencher ma balise pour qu’on vienne me chercher parce que j’en ai marre, et puis je me suis rappelé que l’objectif de base c’était quand même de franchir la ligne et de valider ma qualif’ pour la Mini Transat. En début d’année, c’était inespéré de faire des résultats comme ça donc c’était important que je me recentre sur les objectifs de base. Après, j’ai repris ma petite vie à bord et j’ai fait en sorte que ce soit le plus agréable possible jusqu’à la fin. Je suis contente d’être arrivée même si je suis déçue. C’est le métier qui rentre. La voile est un sport mécanique. C’est dur mais c’est comme ça. Au final, j’ai pu ramener mon bateau et puis il y a énormément de positif à tirer de cette course. »

Pierre Le Roy (925 – Arthur Loyd), 6e Série de la 2e étape

« Je suis content de terminer 6e parce que ça avait mal démarré. J’ai eu quelques problèmes dans les îles mais ensuite, j’ai bien bataillé avec les copains avec qui je me bats d’habitude. Ça a juste été un peu dur le dernier jour d’apprendre que j’avais perdu deux places mais c’est le jeu. Au global, je fais deux étapes dans mes objectifs. Même les trois jours où c’était un peu « poney », comme on dit, ça l’a fait. Le bateau mouillait, c’était une piscine, mais ça allait. Ça avançait bien et c’était cool. Comme d’hab, en arrivant, j’ai eu droit à un super comité d’accueil. Je suis trop content ! »

François Champion (950 – Ino Rope), 8e Proto de la 2e étape

« Cette deuxième étape a été l’inverse de la première puisqu’on a eu du portant assez fort quasiment du début à la fin. Je n’avais jamais navigué dans ce type de conditions en Proto et c’est autre chose qu’en Pogo 1. C’est le jour et la nuit. Ça n’a vraiment rien à voir. Je suis content que le bateau ait fait l’aller-retour. Il y avait une houle de merde et tu n’avais même pas le temps d’en profiter que tu étais déjà planté, sans échappatoire possible. Tu rebondissais dans tous les sens : c’était n’importe quoi. Ce qui est énorme, c’est que tout a tenu. Cette étape, c’était top mais c’est difficile de tout résumer. Il faut que je me pose et que je repense un peu à tout. Il y a eu des gros moments difficiles mais ils sont déjà presque oubliés. C’est toujours comme ça de toutes façons : tu en chies 80% du temps mais tu es content à l’arrivée ! »

Sébastien Guého (909 – Seb Guého – Mini Transat 2019 #dlbsls), 4e Série de la 2e étape

« A l’aller, j’avais oublié l’objectif de l’année qui était d’arriver aux Açores en course et d’avoir mes milles pour me qualifier pour la Mini Transat tellement c’était dur. Le but, sur celle-là, c’était donc de trouver de la sérénité et du plaisir. Pour le plaisir, ça n’a pas encore été tout à fait ça car j’avais peur de tout péter. Mon métier, c’est de calculer des bateaux de course et quand ça tape trop fort, ça me fait peur (rires) ! Mais bon, j’ai fait mon truc. J’étais loin des autres par moments mais j’étais bien sur le bateau. Même si j’ai matossé dix fois par jour et que je me suis cogné partout, je suis content. J’avais vraiment peur, après l’étape aller, de ne pas être capable d’aller en mer et je l’ai fait. Ça m’a redonné grave de la confiance. Je n’ai plus qu’à trouver des sous et à être prêt pour l’année prochaine. La 4eplace au général, c’est la cerise sur le gâteau. »

Paul Cloarec (951 – Williwaw), 7e Proto de la 2e étape

« Je ne suis pas très bien parti. Je suis resté dans les dévents des îles mais pour moi le but, c’était avant tout de finir la course. Du coup, dans le vent, j’attaquais la journée et je calmais le jeu la nuit. Je temporisais pour consommer le moins possible car une nouvelle fois j’ai été confronté à des problèmes d’énergie. L’étape a été assez stressante. Il n’y a pas eu tant de vent que ça mais la mer était démontée. Ça tapait fort et comme la nuit, il n’y avait pas de lune, c’était assez impressionnant. Je ne savais jamais où le bateau allait atterrir et je me disais que c’était un coup à tout péter. Au final, je suis content. Il y a encore beaucoup de boulot mais au portant, le bateau marche, c’est sûr. Il allume bien. Je suis content pour l’archi. Pour le chantier aussi car il y a trois mois, quand j’ai pris mon congé sans solde, j’avais déjà du mal à croire que j’arriverais à être au départ de la course parce qu’il était encore dans le moule. Aujourd’hui, je monte crescendo, c’est cool. »

Nicolas d’Estais (905 – Cheminant – Ursuit), 3e, de la 2e étape et 3e au général

« Cette étape, c’était un truc de poney, de marcassin, de punk… c’est quelque-chose qui a favorisé les marins expérimentés. Je pense, en effet, que j’étais plus à l’aise que les nouveaux qui ont débarqués cette année, mis à part Félix (de Navacelle), qui a vraiment fait fort. J’avoue que j’étais content qu’il y ait plus de vent que prévu sur l’étape car on a eu 4-5 jours avec, en permanence, des vents supérieurs à 20-25 nœuds au portant. J’avais la voile qu’il fallait. Mentalement, je m’étais préparé à ça. J’étais accroché à la barre. J’ai tout donné. Bien sûr, ce n’était pas confort, mais le bateau allait super vite. Les milles défilaient et comme je voyais que j’allais un peu plus vite que les autres, c’était assez grisant. C’est la première course de l’année où on a des conditions comme ça et je me suis senti bien. Après la première étape, j’étais très déçu parce que j’aurais voulu faire mieux que 13e, évidemment. Pour le retour, je partais donc avec l’objectif de faire un podium mais sans imaginer que je pouvais faire mieux que 5e au général. Au final, je termine 3e au général, c’est une super surprise ! »

Patrick Jaffré (814 – Projet Pioneer), 6e Proto de la 2e étape

 « Le début de cette étape était cool mais ensuite c’est devenu assez tonique. A ce moment-là, Félix (de Navacelle) et Nicolas (d’Estais) se sont mis à tartiner comme des porcs mais moi j’ai freiné un petit peu car j’avais peur que le mât tombe. Je ne sais pas combien de temps ça a duré… quatre jours je pense… Ça a été rude mais ensuite ça s’est calmé et l’arrivée s’est jouée, comme d’hab, dans la molle (rires) ! Mais bon, on n’a pas mis 15 jours pour revenir alors c’est cool ! La SAS, c’est toujours sympa de la faire même si, parfois, quand on est dedans, on se jure qu’on ne le fera plus jamais. Sur cette édition, cette deuxième étape a rattrapé un peu la première. Il y a eu plus de plaisir. »

Magistral Ambrogio Beccaria !

Déjà vainqueur de la première étape avec 12 heures d’avance sur son dauphin, Ambrogio Beccaria qui n’avait qu’à assurer pour s’emparer de la victoire finale, a enfoncé le clou sur cette deuxième manche. Le skipper de Geomag, qui a bouclé les 1 270 milles du parcours ce mardi à 22h23 (heure de Paris) après 6 jours 03 heures 21 minutes et 43 secondes de mer, a, comme lors du premier round, terminé premier chez les bateaux de Série avec une avance conséquente (environ 8 heures cette fois) sur son poursuivant le plus proche. Avec ce sans-faute, le navigateur italien remporte logiquement haut la main cette 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables et s’offre, en prime, le titre de champion de France de Course au Large après cinq victoires sur cinq courses disputées cette saison !

Ambrogio Beccaria (943 – Geomag), 1er de la 2e étape et 1er au général : « C’est trop bien ! J’ai eu peur après le front car j’ai pété le medium et j’étais sûr que tout le monde allait me défoncer mais en fait non ! J’ai découvert que sous gennak, dans le genre de conditions qu’on a eues, ça marche très bien. Franchement, j’étais sûr que sans médium, c’était fini mais il se trouve que ça allait super vite même si j’avoue que le bateau (un Pogo 3, ndlr) est un peu dur. J’ai fait quatre jours avec la combi sèche et si je ne l’avais pas eue, je pense que ça aurait été très compliqué ! Je suis content de finir juste derrière Camille (Taque, 5e Proto). Hier, quand j’ai entendu à la vacation qu’elle était 3e, j’étais trop content pour elle. Je me rappelle qu’au Trophée MAP, j’avais fini 10 secondes devant elle est qu’elle m’avait dit qu’elle aimerait bien finir devant tous les Série. Cette-fois, c’est fait ! De mon côté, c’est la 5e course que je gagne cette saison, c’est top ! Et le titre de champion de France de Course au Large en prime, c’est trop bien ! »

Jörg Riechers vainqueur de la deuxième étape

Ce mardi à 13h51’23 (heure de Paris), Jörg Riechers a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables. Le skipper de Lilienthal, qui a avalé les 1 270 milles du parcours entre Horta et Port-Olona en 5 jours 18 heures 51 minutes et 23 secondes à la vitesse moyenne de 9,15 nœuds, a imprimé une cadence infernale du début à la fin et finalement fait la différence avec Erwan Le Mené (Rousseau Clôture) dans les dernières 24 heures. Le skipper Allemand réalise, du même coup, une bonne opération puisqu’il remonte de la 4e à la 3e place au classement général de l’épreuve et s’offre un podium pour sa dernière course sur le circuit des Mini 6.50.
 
 

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Les 45 Ministes font route vers Les Sables d’Olonne !

Comme prévu, les 45 concurrents engagés sur Les Sables – Les Acores – Les Sables se sont élancés sur la 2e étape de cet aller-retour sur l’Atlantique à 19h, heure française, ce mercredi 8 août.

DEPART ETAPE 2

Dans un flux d’Est Sud-Est, la flotte sous spi a pris la direction des Sables d’Olonne que les Mini 6.50 devraient rapidement atteindre puisque les premiers bateaux sont attendus à partir du 14 août. Un départ à l’anglaise avant une traversée retour qui s’annonce d’après les routages à vitesse grand V  et la possibilité pour les skippers de battre le record des 24 heures. Verdict sur la ligne d’arrivé en baie des Sables.

Etape 2 : les déclarations d’avant départ

Julien Letissier (869 – Kerno.bzh – Jule Course au Large) : « L’escale a été courte mais pour moi ça va encore par rapport à certains. Je ne me plains pas. Mon objectif pour cette deuxième étape reste le même que lors de la première car je ne suis toujours pas qualifié pour la Mini Transat en termes de milles. Je dois donc absolument finir. A l’aller, je m’étais dit que je n’attaquerais pas mais comme je me suis retrouvé deuxième pendant un moment, je me suis pris au jeu. Maintenant, il y a beaucoup de choses à faire avec les premiers parce qu’on se tient dans un mouchoir de poche, hormis Ambrogio (Beccaria) qui a un petit matelas d’avance. Dans ce contexte, il y a des chances que j’attaque aussi un peu au retour même si je vais faire très attention de préserver le bateau. A priori, ça va être assez rapide ce qui signifie que sur les Pogo 3, ça ne va pas être très confortable mais au moins ça va aller vite et ça, c’est bien. Comme ça, on aura vraiment eu de tout sur cette édition des Sables – Les Açores – Les Sables. »

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Vers une deuxième étape à record(s) ?

Si la première étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables s’est jouée pour l’essentiel au près, dans des conditions qui ont mis à rude épreuve les bateaux mais aussi les marins, la deuxième, dont le départ sera lancé ce mercredi à 19 heures (heure de Paris), s’annonce bien différente. C’est, en effet, majoritairement au portant que les 45 Ministes toujours en course dans la compétition devraient avaler les 1 270 milles entre Horta et Port-Olona. Et si l’on en croit les derniers fichiers météo, c’est même à vitesse grand V qu’ils pourraient absorber la distance. Aussi, s’ils ont battu des records de lenteur (en termes de durée) à l’aller, il se pourrait bien qu’ils fassent de même au retour, mais à l’inverse. Et pour cause, les routages laissent envisager un temps de course de 5 jours et 06 heures pour les premiers prototypes, soit 7 heures de moins que le temps de référence établi par Bertrand Delesne lors de l’édition 2010. De quoi, une nouvelle fois, assurer le spectacle et garantir le suspense.

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Georges Kick (514 – Black Mamba), 32e Série à Horta

« C’était long mais c’était extraordinaire même si d’un point de vue sportif, ce n’était pas tout à fait ça mais bon, à mon âge je ne vais de toutes les façons pas commencer une carrière en solitaire (rires) ! Pour moi, c’était plutôt l’aventure et là, ça a été complet. Les temps forts ? Ça a été de se retrouver sans batteries. Ça a un peu compliqué la chose mais comme il y a eu beaucoup de près, j’ai pu mettre le vérin électrique non-branché. Il me bloquait bien la barre et ça allait tout droit, ce qui m’a permis de dormir. En revanche, au portant, c’était plus embêtant. Après, j’ai rencontré quelques cargos, quelques dauphins mais personne, pas de gens (rires). Sinon, c’était très bien, vraiment très bien. L’arrivée ici c’est fantastique bien que ce matin je sois resté tanqué entre Graciosa et Sao Jorge. Le bateau allait un peu où il voulait alors je n’ai pas dormi la nuit dernière mais à présent je suis arrivé, c’est bien ».

CLASSE MINI : LES SABLES-ACORES-LES SABLES 2018

Marie Robert (587 – Pepen), 31e Série à Horta

« J’ai été confronté à des soucis d’énergie et ça m’a bien embêtée. J’ai longtemps navigué à portée VHF de Simon Tranvouez et Matthieu Perraut mais une fois que je les ai quitté tous les deux, je me suis retrouvée toute seule et ça n’a plus trop été une course à cause des problèmes à gérer. Après, heureusement, c’est redevenu cool quand j’ai croisé des gens en arrivant vers les Açores mais il y a eu quatre ou cinq jours de solitude qui n’ont pas été faciles avec mon NKE qui faisait du temps partiel. Je ne sais pas combien de kilos j’ai perdu, mais beaucoup. Je n’avais pas pété de câble avant ce matin, mais derrière l’île de Sao Jorge, j’étais collée et j’ai pensé que je n’arriverai même pas à arriver ce soir. La perspective d’une nuit en mer de plus était presque insupportable. Pour une première expérience sur une course de ce type, j’aurais bien aimé rencontrer un peu moins de difficultés techniques mais ça fait partie du jeu. Quoi qu’il en soit, je suis contente d’arriver car je suis rincée. Complètement. »

Anne Baugé (890 – ellesaimentlamer), 30e Série à Horta

« Très vite j’ai eu des problèmes d’énergie. En longeant l’Espagne, je me suis dit « je m’arrête, ce n’est pas sérieux de faire 800 milles dans ces conditions ». Ne pas dormir est quelque chose qui me fait trop peur. Du coup, j’ai utilisé mon vérin de spare qui, au près, ne marche assez bien, mais qui, au portant, n’a tenu que deux heures. J’ai dormi 5 minutes et mon grand spi a fait un vrac monumental dans l’étai. L’un des trucs que je ne voulais pas avoir à faire sur cette course, c’est précisément monter au mât mais j’y suis allée. Ça a été assez intéressant en fait, surtout que le bateau a empanné quand j’étais en haut (rires) ! Je voulais abandonner mais j’avais aussi peur d’aller toute seule en Espagne que de traverser avec la flotte (rires) ! Et puis j’ai réfléchi et je me suis dit qu’après être montée au mât, il ne pouvait plus m’arriver grand-chose de pire. Du coup, j’ai continué mais je n’ai réussi à choper une seule fois la BLU et le BMS. Le reste est identique à ce que tout le monde a connu : des conditions variées mais surtout une mer casse-bateaux. Ça a été très dur pour le moral de faire 800 milles en tirant des bords. Je n’ai pas pris énormément de plaisir en fait. Une seule fois j’ai reconnu la couleur bleue du ciel et de la mer que j’avais connue cet hiver dans les alizés et ça m’a donné un peu de courage. Sinon, j’avoue qu’il y a quelques fois où j’ai baissé les bras. Je pense que c’est pour ça que j’arrive aussi tard. A certains moments, j’ai mis les voiles en ciseaux pour économiser mon énergie, dormir le plus possible et arriver. »

Albert Lagneaux (882 – Plumeke), 29e Série à Horta

« Cette étape a été dure, très dure. J’ai eu plein de problèmes. Je suis passé par plein de phases différentes. J’ai vraiment fait le yo-yo sur le plan émotionnel mais j’avoue que je suis surtout passé par plus de bas que de hauts. Je me suis souvent demandé ce que je foutais là mais aussi ce qui pouvait encore m’arriver. J’ai fait des figures de style, j’ai dû monter à la barre de flèche dans 24 nœuds de vent, j’ai perdu mon GPS, j’ai eu plein de choses qui sont tombées en panne les unes après les autres ou encore un souci de chariot de GV… tout s’est cumulé. Au près, la mer était vraiment cassante et à chaque bruit, je faisais des angoisses. J’entendais des craquements au mât. J’en faisais des cauchemars et j’ai poussé un Eureka quand j’ai découvert que c’était en fait mon vis-de-mulet. Vraiment, en mer, on se fait des histoires incroyables ! Moi, j’anticipe toujours le pire, alors évidemment (rires) ! C’était vraiment dur surtout qu’après on s’est retrouvé dans la pétole pendant trois jours. J’ai commencé à compter la nourriture, le méthanol… Bref, je suis content d’être arrivé. Je n’ai pas beaucoup de temps pour tout repréparer avant le départ de la deuxième étape mais ça va le faire. »

Céline Salles (514 – L’Air de Rien), 28e Série à Horta

« C’était long mais hyper intéressant et hyper riche. Moi j’ai eu un peu toutes les conditions : du vent, pas de vent… Je me suis retrouvée pas mal toute seule. En fait, je ne recevais pas la BLU. Je n’avais donc ni la météo, ni les classements. Du coup, j’ai un peu avancé sur la route directe avec le vent qu’il y avait. Le fait d’avoir aussi peu de contact a vraiment été étrange mais après j’ai eu la chance de voir pas mal de baleines et de dauphins. Des oiseaux sont aussi venus jouer autour du bateau. C’était cool mais ce qui m’a fait plaisir, c’est hier soir, quand on s’est tous retrouvé du côté de Terceira. Ça a reboosté vraiment le moral pour la dernière ligne droite. Au final, je n’ai pas eu trop de mésaventures. J’ai juste déchiré un grand spi et j’ai eu une montée au mât un peu épique la nuit dernière. Autant dire que je comprends mieux pourquoi ils galèrent en 60 pieds et qu’ils mettent deux heures à monter parce que pour se tenir, c’est la grosse galère ! J’ai des bleus partout et je suis redescendue de là complètement rôtie. Je suis bien contente d’arriver. C’est un chouette coin et les gens sont super accueillants. »

Benjamin Ferre (902 – Imago – Incubateur d’aventures), 27e Série à Horta

« Qu’est-ce que c’est bon d’arriver ! J’ai cru que je ne la franchirais jamais cette ligne ! Je n’ai pas dormi depuis je ne sais pas combien de temps. Je termine éclaté. La pression est en train de retomber mais ça été vraiment été compliqué. Sept jours sans pilote, c’est vraiment dur. Au près, j’avais deux écoutes que je passais sur les winches et ça tenait, mais au portant, impossible de trouver une solution. J’ai fait je ne sais pas combien de départs en vrac. Dès que j’essayais d’aller dormir trois minutes, c’était un enfer. Moi qui avait l’habitude de ne jamais barrer mon bateau, bah là…  Ne faire que ça, c’est puissant. En tous les cas, je suis content d’avoir été au bout. Au moment où ça a pété, on était au nord de la flotte avec deux autres bateaux dans la baston et je devais être 8 ou 9e. En réalité, il y a vraiment eu deux faces à ma course. La première partie et la deuxième. Ça n’a pas été les mêmes mais ça a été instructif. Franchement, mentalement et même sur le bateau, ça servira, je pense. »

Julien Hatin (660 – Mademoiselle Iodée), 26e Série à Horta

« C’était dur. C’était très très dur. On a eu un peu tous les types de conditions, avec du très fort et du très faible ce qui fait qu’on n’a pas pu beaucoup se reposer. En même temps, on a eu des moments magnifiques avec par exemple, une nuit, il y a deux jours, sous la voie lactée avec le plancton phosphorescent derrière. Heureusement parce que s’il n’y avait pas eu ça, je pense que je n’aurais jamais fini. A la fin, je me suis fait une petite frayeur en arrivant à la pointe juste avant le port. Il y a eu un petit effet de site et comme j’ai déchiré mon médium pendant la course, j’ai voulu rester sous spi max mais je n’ai pas réussi à l’affaler. J’ai été tout droit dans la falaise mais heureusement il a réussi à tomber juste avant. Ça fait plaisir qu’on ait pu récupérer la voile parce que sinon je n’aurais plus eu de spi pour l’étape retour. Sinon, j’ai pu dormir à peu près bien et je suis bien reposé. Sur le bateau, il y a un peu de bricole à faire avant de partir mais ça va se caler. Je suis content d’arriver car c’était vraiment très long. Il y en a qui y sont encore et je les plains. »

Fedor Druzhinin (759 – Kids 4 freedom), 13e Proto à Horta

« Ça n’a pas été facile parce qu’on a eu de la pétole avant de prendre quatre fronts puis de se ramasser à nouveau de la pétole pendant quatre jours. Au total, j’ai mis presque 14 jours pour faire la course ! C’est presque autant que pour la Mini Transat ! (Rires) Clairement, ça été dur mais j’ai appris pas mal de choses sur mon bateau. Par ailleurs, j’ai eu quelques petits pépins. Je suis tombé dans le bateau et je me suis fait mal aux côtes, puis j’ai eu une infection au coude… j’ai beaucoup utilisé ma pharmacie de bord. Ça a été un bon entraînement ! (Rires) Par ailleurs, j’ai déchiré des voiles et rencontré des soucis d’électronique. J’espère pouvoir tout réparer ici avant de repartir. En tous les cas, ce qu’on a vécu lors de cette étape a été très différent de ce qu’on a connu sur les épreuves d’avant-saison. Là, j’ai été seul la plupart du temps. Je suis venu aux Açores de nombreuses fois, pour des convoyages de bateaux de plaisance. J’ai dû passer une vingtaine de fois le canal de Sao Jorge et je sais que c’est toujours compliqué mais là, ça a été terrible car je suis resté scotché dans la molle sous le vent de Pico pendant 14 heures ! Un bateau m’a appelé à la VHF pour me dire qu’il s’y engageait aussi mais je lui ai dit « Non ! Surtout pas ! ».

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Sascha Bade (919 – Salt), 25e Série à Horta 

« Sur cette première étape, j’ai connu beaucoup de pétole. Vraiment beaucoup de pétole. Une fois, je n’ai même pas réussi à parcourir plus de 30 milles en 24 heures, c’est dire !  Cela m’a vraiment épuisé nerveusement et j’avoue que j’arrive bien fatigué. Au départ, je m’étais préparé pour une course de 8 ou 9 jours, et là ça a duré plus de 13 jours. Dans la tête, ça n’a pas été forcément facile à gérer. Il a aussi fallu que je me rationne, notamment en eau. Lorsque j’ai franchi la ligne, il ne me restait plus qu’une seule bouteille, il était donc temps que ça s’arrête même si j’ai vraiment savouré l’arrivée entre les îles. Les paysages açoriens sont magnifiques. Les lumières, les nuages… ce matin, j’en ai pris plein les yeux ! Ca m’a fait du bien de finir comme ça parce que ma course n’a pas forcément commencé de la meilleure manière. J’ai, en effet, pris un cordage dans ma quille au départ ce qui m’a fait perdre énormément de temps et partir bon dernier. Après, j’ai joué la carte de la sécurité en choisissant de plonger au sud quand les leaders ont préféré aller au nord. Le positif, c’est que j’arrive avec un bateau en parfait état même si j’ai réussi à faire un maxi cocotier dans mon spi. Pour l’affaler, il aurait fallu que je monte en tête de mât mais il y avait de la mer et je n’aime vraiment pas monter là-haut alors j’ai fait comme j’ai pu en enroulant ma voile tant bien que mal. Ce n’est pas chouette mais bon, je suis là ! »

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Kevin Bloch (697 – ENSTA Bretagne), 24e Série à Horta

« C’était dingue ! C’était la première fois que j’allais quelque-part en voyageant et c’était trop cool. Au début, c’était un peu dur parce qu’on a eu quatre jours énormes mais à la fin, c’était vraiment incroyable ! L’eau avait une couleur, waouh ! Ça m’a marqué car je n’avais jamais vu un bleu comme celui-là. En plus, il y avait des dauphins, des baleines et tout… En termes de classement, je pense que je me suis bien planté mais je me suis bien éclaté. J’ai adoré être au large. J’étais au contact au début et ensuite j’ai un peu flippé par rapport au front alors je suis parti, mais un peu trop parti je crois ! (Rires) L’avantage, c’est que je n’ai rien cassé du tout. En plus de ça, je me suis retrouvé tout seul et c’était chouette de vivre ça aussi. Bizarrement, au début, j’ai du mal à me mettre dedans et à faire ce qu’il fallait pour faire avancer le bateau mais à la fin, c’était plus facile, plus fluide. Si j’ai maqué de nourriture ? Non, mais j’ai terminé la course sans eau et du coup je ne pouvais plus faire de lyophilisés mais c’était juste les deux derniers jours. Cette course, c’était vraiment chouette ! »

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Pierre Revol (483 – Maribambelle), 23e Série à Horta

« Cette première étape, je l’ai vécue intensément. Comme d’habitude, il y a eu des moments compliqués mais au final, il y a aussi eu beaucoup de plaisir. C’est sûr que j’avais préféré l’édition 2016. On avait mis huit jours pour faire la traversée, sous spi, pleine balle tout le temps. Là, ce n’était pas tout à fait ça, mais ça fait partie du truc. Je ne veux cependant pas rester sur cette impression, je veux revenir dans deux ans ! En même temps, je dis ça, j’ai fini par 24 heures sous spi quand je suis rentré dans l’archipel avec les dauphins, les baleines et les petits oiseaux. C’était vraiment sympa. »

Frédéric Bazin (504 – Manu Poki), 22e Série à Horta

« L’arrivée dans les îles, c’est très beau. J’ai vu plein d’animaux : des baleines, des dauphins… Cette première étape a été technique mais on en a eu pour notre argent (rires) ! En tous les cas, c’était intéressant au niveau des prévisions. Pour ma part, je n’avais pas de bulletin météo car je n’arrivais pas à les récupérer alors c’était un peu compliqué, voire un peu énervant. Le point positif, c’est que je termine la course sans aucun problème particulier. Le bateau est prêt à repartir. Un bémol cependant : j’ai fini les trois derniers jours sans plus rien à manger. J’ai attaqué les rations de survie et j’ai mangé de la semoule pendant 72 heures. Mais bon, pour le reste, c’est super. C’est toujours sympa de revenir ici. C’est vachement joli comme endroit. »

Arnaud Machado (910 – pro yachting), 21e Série à Horta

« Cette première étape a été longue surtout que pendant dix jours, je n’ai vu personne. Jamais je ne me suis tiré autant de balles en étant en mer ! Cette Les Sables – Les Açores – Les Sables, on ne me l’avait pas vendue comme ça. Ça faisait deux ans que j’attendais de la faire et si on m’avait dit que ça se passerait comme ça, je ne me serais pas embêté, je serais resté sur mon lac ! On a pris front après front ! A l’arrivée de la grosse dep, je me suis dit « ok, on va prendre cher », mais ensuite, on a continué de prendre cher ! Franchement, c’était dur. J’espère que pour rentrer, cette fois, on aura du portant et pas du près ! »

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Mathieu Gobet (455 – Méa coule pas), 20e Série à Horta 

« Pendant l’étape, je me disais qu’il n’y avait rien de bien parce que les moments de plaisir ont vraiment été rares et puis maintenant, je trouve que c’est génial ce qu’on a fait. De mon côté, j’ai passé six jours bord à bord avec Fred Bazin et c’était sympa. En fait, j’ai toujours été avec un autre concurrent ou un groupe et comme je ne suis pas un grand compétiteur dans l’âme, c’était cool de pouvoir discuter avec des gens. L’un des autres points positifs, c’est que j’arrive avec le bateau en parfait état. J’ai eu de la chance parce que parfois, je me suis demandé ce qui allait casser mais tout a tenu. Le seul truc que je regrette, c’est de n’avoir jamais capté la BLU même si j’ai réussi à avoir la météo par d’autres concurrents. La baston a été une bonne expérience. Globalement, cette course a été intéressante mais je suis content d’arriver. »

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Matthieu Perraut (825 – Groupe Bâtisseur d’Avenir), 19e Série à Horta

« Ce que je garderai de cette première étape ? Le bord de reaching pendant 10 minutes pour aller jusqu’à la ligne parce que j’étais à plus de 5 nœuds, les nuits, les soleils, Simon (Tranvouez) avec qui j’ai passé toute la régate… (rires) Plus sérieusement, ce que je retiendrai c’est la pétole. Je suis très nul dans ce type de condition. J’ai beaucoup tapé dans ma bôme et j’ai beaucoup insulté aussi. Le large, c’est trop cool, mais c’est quand même dix fois mieux quand il y a du vent. Quand je me retrouve à l’arrêt complet, je disjoncte et là, j’ai un travail à faire. Il n’empêche que j’ai adoré le large même si c’est sûr que je préfère quand c’est dans la baston, il n’y a pas photo. J’espère qu’on va se faire démonter au retour ! Même au près, franchement, je préfère ça que la molle ! (Rires) »

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Emmanuel Renaud (753 – Wide Side), 12e Proto à Horta

« Le départ a été conforme à ce qui était prévu lors de la préparation de la course mais ensuite, quand on a traversé, c’est devenu un peu plus aléatoire. On n’avait pas toujours la météo, donc il fallait un peu chercher sa route. Je crois que la flotte est un peu partie un peu dans tous les sens. De mon côté, j’ai opté pour le nord et je devais être un peu dans les seuls, je pense. Là, je me suis retrouvé dans du vent très faible qui était, en plus, pile dans l’axe des Açores. Dans toute cette phase de pétole, je me disais qu’on n’était plus très loin mais en fait, ça n’avançait pas. Aujourd’hui, en revanche, c’était génial. On a bien pu voir les îles et comme on est tous arrivés au contact, on a pu faire un peu de régate dans ce paysage splendide. On a pu faire un bord à pleine vitesse avec des dauphins… c’était la carte postale ! Après 12 jours de mer, j’ai vraiment savouré le fait d’avoir droit à une arrivée comme ça. C’était génial ! »

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Kevin Tritschler (550 – Cubitus), 18e Série à Horta

« En fait, avec Sébastien (Liagre), on s’est retrouvé ensemble toute la course. C’était cool parce que c’était plus simple pour la météo. Avec la BLU, ça n’a pas toujours été simple mais bon, ça l’a fait. La course a été un peu longue quand même mais l’arrivée a été super sympa, notamment dans le canal Sao Jorge, avec 25 nœuds de vent. C’était top. Je suis content de la course et content d’arriver aussi. J’espère juste qu’on n’aura pas du près à la deuxième étape aussi, même si c’était une bonne expérience. Au niveau de la nourriture, je termine avec l’équivalent d’une journée mais j’avais quand même bien rationné depuis cinq jours. Je ne voulais pas arriver sans rien parce que psychologiquement ça m’aurait un peu stressé. »

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Michel Sastre (835 – Dame Argo), 16e Série à Horta

« L’arrivée aux Açores est vraiment super jolie et en plus j’ai vu un cachalot mais la course a été longue et ce qu’on redoutait hier soir, c’était de devoir passer une nuit de plus en mer. Après, au niveau navigation, je n’ai jamais été fatigué car j’ai dormi à mort. Une étape de 1 270 milles c’est beaucoup moins fatigant qu’une course de deux ou trois jours même s’il y a sans doute une usure dans le temps. C’était la première fois que je passais autant de temps en mer tout seul. Ça m’a plu. Il y a juste le dossier bouffe à revoir. Je l’avais préparé la veille du départ à 19 heures mais ça n’a pas été la bonne idée. Bien sûr, j’avais des lyophilisés mais j’ai manqué de trucs vraiment bons. Ce que j’ai mangé pendant ces 12 jours, c’était vraiment dégueulasse. Pour le reste, les fronts n’ont pas été trop violents. Au plus fort, j’ai eu 25 nœuds de vent. Le près, ça fait du bruit mais finalement ça permet de dormir car il n’y a pas trop de réglages à faire. Ma stratégie, au début, c’était de faire du nord parce que mon bateau marche bien au près mais peu après le départ ça a changé car les petits fronts qui étaient censés être anodins sont devenus méchants, ce qui a ruiné tous mes plans. Je suis toutefois content de d’avoir plongé au sud car il n’était pas question pour moi de casser le bateau. Je ne suis pas dans une optique de champion du monde (rires). »

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Sébastien Liagre (589 – Walaby), 15e Série à Horta

« Je prendrai plus à manger la prochaine fois. J’ai manqué de nourriture ces deux derniers jours mais au-delà de ça, la course a été hyper sympa. Je n’ai jamais été tout seul. Avec Kévin (Tritchler), on est resté ensemble quasiment tout du long. C’était hallucinant. On avait choisi à peu près la même option au départ. On a pas mal parlé à la VHF mais aussi de vive-voix car des fois on était à dix mètres l’un de l’autre. Du coup, ce n’était pas toujours facile pour aller se reposer mais c’était super. Il n’empêche que ça a été long. Je n’avais qu’une envie : arriver avant que ma femme et ma fille repartent. Elles rentrent le 6 en France et ça a été mon moteur dans tous les moments durs. »

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Paul Cloarec (951 – Williwaw), 10e Proto à Horta

« Je me suis fait mal au ménisque juste après le départ et je n’ai plus pu plier la jambe pendant quelques temps ensuite. En plus, j’ai un spi que je ne connaissais pas et qui n’est pas du tout adapté au bateau donc c’était dur. Après, comme beaucoup de monde, je n’ai pas eu la météo et j’ai connu des problèmes de batteries. Quand on a eu de l’air, j’ai croisé un groupe de Pogo 3 et ça m’a rassuré. J’ai d’ailleurs viré pour me mettre derrière eux. Comme ça, au moins, il y avait du monde autour de moi. Sur cette première étape, il y a eu trois bords sympas, ce qui n’est pas énorme en 12 jours. Le reste, c’était chaud, tout au près à se faire secouer ou dans la pétole. A un moment j’étais près d’Enzo (Vincent Busnel, ndlr) et lui est parti la nuit tandis que moi, je suis resté collé. Mentalement, ce moment-là a été un peu dur mais l’objectif, c’était d’arriver aux Açores. En ce sens, le contrat est rempli. L’idée, maintenant, c’est de se remettre d’aplomb pour le départ de la deuxième étape, mardi. »

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Pavel Roubal (908 Pogo Dancer), 14e Série à Horta

« Ça a assurément été l’une des courses les plus folles que j’ai faites. Franchement, ça a été dur. On a tout eu en termes de conditions avec de la pétole et de la baston mais surtout, on a tout fait au près ! Un truc de fou ! On a pris quatre fronts et ça a mis à la fois le bateau et le bonhomme à rude épreuve. Je suis vraiment content que ce soit terminé et maintenant, j’ai vraiment besoin d’une bière ! »

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Nicolas d’Estais (905 – Cheminant – Ursuit), 13e Série à Horta

« Ça a été très dur, très long aussi mais au final, c’est surtout le résultat sportif qui me déçoit. J’ai été solide mentalement sur l’eau. On a traversé des fronts et j’étais bien. Le bateau allait bien. C’était vraiment un beau voyage même si on a fait énormément de près et que c’était éprouvant. C’est juste le résultat sportif qui me titille un peu mais il y aura la deuxième étape pour se rattraper donc on verra. »

Matthieu Vincent (947 – L’Occitane en Provence), 12e Série à Horta

« C’était encore plus dur que ce que je pouvais imaginer. Je pense que je vais être fier de ce que j’ai accompli avec un peu de recul mais ce n’est pas le plaisir attendu. Je pense que j’ai besoin de digérer un peu tout ça surtout que j’ai eu des problèmes d’énergie et que j’ai dû barrer plus que la normale. Ça a rajouté un degré de difficulté à tout ça. L’arrivée dans la baie a été dure pour les nerfs. J’essayais de me détendre mais intérieurement c’était terrible. A présent, je suis content d’être là avec les copains et je vais en profiter. Pour le reste, je vais essayer de me rattraper lors de la deuxième en termes de résultat parce que j’ai un peu mangé à la fin mais ça va le faire. Je suis déterminé. »

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Guillaume Coupé (906 – Drago), 11e Série à Horta

« J’ai eu très peu de plaisir. Ça a vraiment été très dur mais aussi très enrichissant parce j’ai beaucoup appris sur moi-même et c’était l’un des challenges. Je m’attendais à ce qu’une étape de course telle que cette Les Sables – Les Açores – Les Sables soit difficile, mais pas comme ça. A un moment, dans le front, on a été plusieurs bateaux à se regrouper. On ne captait pas la météo de la même manière mais ça a été vraiment puissant dans l’énergie. C’est vraiment la symbiose de la classe Mini qu’on a pu voir et ça m’a touché. J’ai énormément appris car ça m’a permis de monter en compétences tout en bavant car j’étais toujours le dernier. Je n’ai pas fait d’entraînement et j’ai acheté le bateau seulement en fin d’année dernière mais j’ai joué dans un paquet de bons. Ça n’a pas été évident de tenir la cadence mais je suis très satisfait. Je suis aussi très content d’arriver. »

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Sébastien Guého (909 – Séb Guého – Mini Transat 2019 #dlbsls), 10e Série à Horta

« Cette première étape a été compliqué et dure. Je n’ai pas éprouvé de plaisir. Une fois, à des mecs qui m’avaient demandé pourquoi je voulais faire du Mini, j’avais répondu pour rigoler et chialer en moins de 10 minutes. Là, je n’ai fait que chialer. Les deux premiers jours pour dégolfer ont été cool mais je n’étais pas dedans. J’avais à moitié la gerbe alors qu’il n’y avait pas la mer. Je me suis d’ailleurs posé la question de savoir si je n’avais pas un bidon de foiré ou une insolation. Lorsqu’on a attaqué le premier front, en revanche, j’étais bien dedans. Je savais que ça allait refuser et j’ai tiré la barre pour recoller le paquet de devant à l’AIS. Je commençais vraiment à être dans la course mais là, on a reçu quelques bribes météo annonçant un gros carton et incitant à plonger au sud. Après, je n’ai plus su ce qui allait me tomber dessus parce que la météo, je ne la captais pas. Un deuxième front est passé et on s’est fait démonter. Mon aérien est tombé sur le pont et je me suis retrouvé dans 25-30 nœuds avec tous les écrans noirs… Bref… ça n’a pas été facile. J’ai déjà commencé la job-list pour l’année prochaine. »

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Ronan Gabriel (552 – Voi’large), 9e Série à Horta

« C’était dur mais il y a eu des bonnes choses. C’est encourageant pour moi. Je suis content de ce que j’ai fait, même si le résultat n’est pas là. J’ai navigué avec deux autres concurrents assez forts et avec eux, j’ai pas mal échangé sur la course, sur la tactique… On a bien joué aux avant-postes et exploité correctement les différents systèmes météo. On a bien navigué et au final, ce n’est pas la longueur qui m’a embêté mais plutôt le fait d’avoir eu le sentiment d’avoir fait beaucoup d’efforts pour rien. Mais ce n’est pas grave. Je me suis ouvert la tête dans le premier front. J’étais à l’intérieur, je faisais une sieste et en me relevant, je me suis pris une vis. Ça saignait énormément et j’ai trop flippé. En fait, ce n’était pas grand-chose mais dans la tempête, c’est toujours impressionnant. »

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Irina Gracheva (Irina Gracheva Racing), 8e Série à Horta

« Je suis contente d’arriver. Ça n’a pas toujours été facile mais ça a été une belle étape. Mon bateau est vieux, il a 13 ans, mais il va bien dans le petit temps et j’ai confiance en lui dans la baston car je sais qu’il est fiable. Dans cette course, nous avons eu les deux alors je m’en suis assez bien sortie même si j’espérais faire mieux encore en termes de résultat. Deux bateaux m’ont passée juste avant la ligne d’arrivée et ça a été un peu frustrant pour moi, surtout que j’ai longtemps été devant eux, avec un certain écart. Mais c’est le jeu de la régate. J’ai vraiment cru en mon option entre Pico et Sao Jorge et j’ai d’ailleurs conservé du vent quasiment tout le temps, en profitant aussi du courant. J’ai hâte de voir ce que ça donne sur l’étape retour mais avant ça, je vais essayer de me reposer au mieux car la course a été longue ».

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Julien Letissier (969 – Kerno.bzh – Jule Course Au Large), 7e Série à Horta

« C’était top. On a eu vraiment toutes les conditions : de la molle, un peu de baston… C’était super complexe comme parcours, jusqu’à la fin. Les derniers milles ont même été les plus durs. Je suis super content d’être aux Açores. Hier soir, on s’est régalé avec la vue sur les îles et on avait hâte de les découvrir de l’intérieur. Ce matin, le lever de soleil sur le mont Pico, c’était vraiment chouette. Pour le reste, j’ai perdu un morceau de l’aérien et la bastaque puis j’ai le tableau électrique qui a traversé le bateau mais rien d’important. On repart dans trois quatre jours, ça va venir vite mais en attendant, on va tâcher d’en profiter au maximum ! »

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Cédric Faron (899 – Quasar), 6e Série à Horta

 « Cette première étape n’a pas été facile parce que j’ai rapidement perdu mon aérien à cause de la houle qu’on a eue. En plus, dès la première nuit, je me suis rendu compte que mes batteries étaient mortes. En fait je les ai changées en début d’année et ce n’est pas moi qui ai fait la saison avec le bateau. Heureusement, au près dans la baston, j’arrivais à bloquer la barre à 3°. J’ai fait les fronts comme ça. Ça a été cool parce que j’ai pu rester à l’intérieur et dormir. Je n’arrive finalement pas si fatigué que ça, même si la pétole d’hier nous a bien tués avec Ju (Letissier) et Ronan (Gabriel). On se voyait faire le podium. On était tellement sûr d’être devant ! Quand on a appris que les autres avaient réussi à passer par le nord alors qu’on n’y croyait pas du tout, on était vraiment vert. A présent, il reste très peu de temps pour remettre le bateau en état et j’ai énormément de choses à faire. J’aurais aimé souffler un peu mais on est vendredi et il ne va pas falloir traîner. Ce me fait flipper de repartir dans l’autre sens sans aérien. Pour le reste, c’était bien. J’ai vu beaucoup de dauphins et de baleines. C’était magnifique mais je venais avant tout pour la performance alors forcément je suis un peu déçu. »

Pierre Le Roy (925 – Arthur Loyd), 5e Série à Horta 

« Je suis hyper content parce que je termine 5e mais aussi parce que c’était dur. Au début, j’étais bien mais après j’ai eu des gros problèmes de vitesse. Je n’arrivais pas à repasser devant les autres mais sur la fin, comme souvent parce que je ne lâche rien, j’ai réussi à repasser devant pas mal de concurrents. Ça va peut-être devenir ma marque de fabrique car à chaque fois, sur la fin, je gagne des places grâce à mon mental mais aussi parce que le bateau est bien. Je n’ai rien pété, seulement ma fourchette. Ceux qui ont cassé du matos vont être un peu handicapés car ils vont être dans le jus avant le départ de la deuxième étape alors que moi, je vais pouvoir me préparer tranquillement. Je suis chaud pour le match retour ! »

Vincent Busnel (621 – Quéguiner – Leucémie Espoir), 9e Proto à Horta

« Je ne suis pas content. Dès le début, ça a été compliqué. Tu pars en qualif, tu as une BLU qui marche et tu pars en course, elle te claque dans les mains au bout de deux jours. Ce n’est vraiment pas très rigolo de ne pas savoir ce qui t’arrive sur la gueule. Je n’avais pas envie de casser le bateau alors j’ai pris l’ « escape » vers le sud mais ce n’est pas ce qu’il fallait faire. J’ai le sentiment d’avoir tout fait à l’envers. Juste après le DST du cap Finisterre, c’est la dernière fois où j’ai eu Axel (Tréhin) et Erwan Le Méné (Rousseau Clôtures) à la VHF. Ensuite, j’ai tout le temps été tout seul jusqu’à ce que je récupère un petit groupe de Pogo 3. Au début, comme je suis un peu taiseux, je ne parlais par trop avec eux mais petit à petit je me suis ouvert et maintenant j’ai hâte qu’ils arrivent pour leur payer des bières. On a prévu de se faire une bonne soirée tous ensemble ici à Horta. »

 

Vincent Lancien (679 – Roll My Chicken), 8e Proto à Horta

« Au début, on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi long. Quand les premiers fronts sont arrivés, on a décidé d’y aller pour essayer de choper du vent et d’aller plus vite et puis il s’avère que c’était un front, une pétole, un front, une pétole… A chaque fois, c’était la déprime mais à chaque fois on y est allé quand même. Maintenant, on est aux Açores même si les derniers milles ont aussi été compliqués, avec du vent qui passait du près au portant en l’espace de trois secondes… C’était fou. Vraiment fou. Ça faisait quatre jours qu’on discutait à la VHF en imaginant la bière de l’arrivée et ça fait du bien d’être là. J’ai vraiment emmené le bateau plus loin que jamais en termes de vent, de mer et de chocs. Je sais donc qu’il ne craint absolument rien et que la seule chose qui pourra le freiner, c’est moi ! (Rires) En tous les cas, j’ai appris beaucoup appris sur moi-même, même si j’ai beaucoup douté mais là, c’est bon, tout est oublié ! »

Marie Gendron (930 – Cassiopée – SNCF) 7e Proto à Horta

« C’est clair qu’on est allé chercher au plus profond de nous-mêmes pour ne rien lâcher sur cette étape, surtout que les options n’étaient pas si simples que ça. A un moment donné, il a fallu faire un choix entre finir ou casser parce que les conditions étaient vraiment dures. Moi j’ai fait le choix de la sécurité, en plus j’avoue que j’étais carrément flippée. Dès qu’il y avait des copains autour, ça me rassurait. On est heureusement resté assez groupé et finalement ça s’est super bien passé. On s’est tous entraidé. On était à la fois en solitaire et en équipe et ça c’était incroyable. Certains étaient en black-out d’énergie et ils n’en pouvaient plus mais on était là pour les motiver. Sans ça, ça aurait été complètement différent pour eux. Ça l’a d’ailleurs été pour moi aussi, même si je n’ai eu aucun problème sur le bateau. De ça, je suis super contente parce que vu que je l’ai construit, il y a toujours un truc qui pète et là non. Ça me met en confiance. J’ai beaucoup appris sur moi pendant cette étape. J’ai été capable d’affronter des grosses dep qui me faisaient peur avant. Au final, je termine 7e et ça me va bien car il y a vraiment du niveau »

Camille Taque (791 – Foxsea Lady), 6e Proto à Horta

 « Je crois que c’est la course la plus dure que j’ai faite. La Mini Transat, c’était dur aussi, mais sur d’autres plans. Là, c’était intense à la fois mentalement, physiquement et théoriquement parlant parce qu’il fallait être super calé en météo. Ça a vraiment été très très difficile, avec une alternance de phases d’absence de vent totale et de baston. En fait, on s’est retrouvé dans le dur en permanence. Dans le vent fort, il a fallu courber l’échine et y aller sans trop réfléchir, puis dans la pétole, il a fallu essayer de garder son calme mais c’était hyper dur. Quand j’ai réussi à m’échapper du groupe où j’étais il y a trois ou quatre jours, puis à mettre 30 milles de distance avec mes poursuivants, je me suis dit « Ok, ça va t’aider à survivre à cette course » mais quand ils m’ont un peu rattrapée, là je me dis « Mais c’est pas possible ! J’en peux plus ! ». J’ai pleuré tellement de fois pendant cette course ! C’était très très dur mais à l’arrivée, c’est une belle 6e place. »

Un podium rudement disputé chez les bateaux de Série

Ce vendredi à 8h01 (heure de Paris), Félix de Navacelle a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables. Le skipper de Youkounkoun s’est ainsi octroyé la deuxième place chez les bateaux de Série après s’être livré une remarquable bagarre avec Amélie Grassi (Tyrion) et Valentin Gautier (Shaman / Banque du Léman). Les trois solitaires se sont, en effet, rendu coup pour coup jusque dans les dernières longueurs, boulant les 1 270 milles du parcours dans un mouchoir de quatre minutes mais avec toutefois un écart de plus de 12 heures sur le vainqueur, Ambrogio Beccaria (Geomag). Leurs premiers mots.

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François Champion (950 – Ino Rope), 5e Proto

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« Ça a été un peu laborieux cette fin de course… pas de vent, pas de vent, pas de vent… je suis resté bloqué dans le sud de Terceira. Du coup, j’ai fini sans plus rien à manger. Ça a été dur surtout que dans la pétole, on a besoin de manger souvent. Mais bon, ça je le savais. Après, j’avais de la musique. En revanche, je n’avais pas pris de quoi lire. D’habitude je le fais mais là je me suis dit qu’en Proto, je n’aurais pas le temps. Au final, c’est une 5e place. C’est top. Si je l’avais écrite celle-là… Pour la première étape c’est vraiment top. Si je pouvais faire pareil à la deuxième étape, je serais super content. Ça a été une étape compliquée, avec pas mal de rebondissements, mais aussi une étape longue. Déjà il y a dix ans, avec le Pogo 1, j’avais mis douze jours. La route des Açores est toujours compliquée mais bon, le bilan est positif. Le bateau, je pense qu’il a pris suffisamment d’air pour progresser. Maintenant, c’est le bonhomme qui doit travailler car c’est le genre de machine qui tire un peu physiquement. Mais ça va se faire et puis demain on va grimper, on va aller au sommet de Pico ! »

Ambrogio Beccaria : « Soixante milles d’avance sur le 2e ? C’est beaucoup ça ! »

Ce jeudi à 20h00’10’’ (heure de Paris), Ambrogio Beccaria a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables en première position chez les bateaux de Série, après 11 jours 06 heures et 58 minutes de course. Le skipper de Geomag qui s’est installé aux commandes de la flotte dès la bouée de dégagement en baie des Sables d’Olonne, a mené les débats de bout en bout. Mieux, il a régulièrement accentué son avance pour la porter à plus de 100 milles à deux jours de l’arrivée avant toutefois de la réduire de près de la moitié dans une option assez radicale sur la fin du parcours. Le navigateur italien, qui a en effet choisi de contourner Pico par le sud, a composé avec de tous petits airs dans les dernières 48 heures. A l’arrivée, c’est toutefois une éclatante victoire… et une option sérieuse de prise pour la victoire finale. Ses premières déclarations.

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Vous avez mené cette première étape du début à la fin et vous décrochez la victoire. Quel est votre sentiment ? 

« Pour être honnête, en franchissant la ligne, je ne savais pas que j’étais en tête. Bien sûr, je savais que j’avais fait une belle course parce que trois jours après le départ, j’avais écouté la météo et les classements à la BLU, découvrant alors que j’avais 30 milles d’avance. Mais pour ne pas me mettre trop de pression, à partir de ce moment-là, je me suis dit « ok, n’écoute plus les pointages, fais ta course ». Le truc, c’est qu’après, on a eu une météo compliquée et je ne savais pas si j’allais vite ou pas. Le pire, ça a été en arrivant à quelques milles d’ici. Je me suis retrouvé collé deux jours dans la pétole et j’étais sûr que j’étais passé 20e. Pour essayer de me rassurer, sans pour autant avoir vraiment envie de tout savoir parce que j’avais un peu peur de prendre un coup de massue sur la tête, j’ai rebranché la BLU et écouté les classements, mais pas les premières places. En fait, je voulais seulement savoir où était la flotte. J’ai entendu que Valentin (Gautier) et Nicolas (D’Estais) étaient à 200 milles de l’arrivée. Je me suis dit « finalement, c’est pas si mal comme course », mais je ne savais vraiment pas que j’étais toujours en tête. Je suis super content ».

Vous finissez avec une belle avance de 60 milles, ce qui n’est pas rien…

« 60 milles ? Ah oui ? Ah oui, c’est beaucoup ça ! C’est super ! C’est d’autant plus génial après être passé par des moments aussi durs que ceux de ces derniers jours. A deux reprises, j’ai pensé que j’aurais aimé être ailleurs qu’en mer, ce qui ne m’était encore jamais arrivé jusqu’ici. La première fois, c’est dans la grosse dépression qu’on a eue. Jamais je n’avais eu autant de mer. Je me suis dit « On fait comment si on veut sortir ? Elle est où la porte ? ». J’ai pris mon mal en patience mais ça a été un peu dur. La deuxième fois, c’est lors de ces deux derniers jours, dans la pétole. J’en pouvais vraiment plus. Il y avait du vent de secteur sud-ouest de prévu. J’avais préparé tout le bateau, tout matossé et tout réglé en pensant que c’était parti et que dans dix heures, j’étais à la maison. Et puis bam… deux heures après, je me suis retrouvé scotché, et ça a duré comme ça pendant deux jours ! Au final, ça a quand même été une super expérience. J’ai beaucoup appris. »

Jörg Riechers, skipper de Lilienthal, 4e Proto à Horta 

« Ce joli match qu’il y a eu à la fin avec Axel (Tréhin), ça fait plaisir. Le reste, bon… on a fait beaucoup de près. Du près, encore du près, de la pluie, encore du près, un autre front, de la pétole… Ça fait beaucoup de près dans tous les sens. Cette première étape a été dure, avec beaucoup de dépressions. C’est comme ça. En tous les cas, je suis content d’être là. A un moment, j’ai pensé que je n’arriverais jamais. J’ai perdu mes aériens et ça va être le défi de cet après-midi de le réparer, après le défi rasoir ! (Rires) »

Axel Tréhin, skipper de Tartine – Cherche du beurre, 3e de la première étape en Proto

Axel Tréhin a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables à 13h38’30 (heure française), ce jeudi. Le skipper de Tartine – Cherche du beurre, qui a bouclé les 1 240 milles du parcours en 11 jours 00 heure 36 minutes et 30 secondes, s’est ainsi octroyé la 3e place chez les Proto après un joli match avec Jörg Riechers (Lilienthal) qu’il a finalement devancé de 11 minutes et 41 secondes sur la ligne. Son écart avec le premier, François Jambou (Team BFR Marée Haute) est de 1 jour 23 heures et 05 minutes.

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Erwan Le Méné, skipper de Rousseau Clôtures (2e Proto à Horta)

Erwan Le Méné (800 – Rousseau Clôtures) a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables ce mercredi à 17h16’55, bouclant ainsi les 1 270 milles du parcours en deuxième position chez les Proto après 10 jours 06 heures 14 minutes et 55 secondes de course. Son écart avec le premier est de 1 jour 04 heures 43 minutes et 25 secondes sur le leader. Ses déclarations à chaud.

« Je ne me suis jamais fait aussi mal physiquement et mentalement. Vraiment, je n’ai jamais autant souffert. J’ai d’ailleurs pensé vendre le bateau, deux fois. Je me suis dit « j’arrête ces conneries, il faut vraiment être débile pour faire ça » … ça a été dur. Il y a eu deux jours fantastiques au début. Le dimanche et le lundi ont été extraordinaires mais après ça a été fini. Continuer la lecture de « Erwan Le Méné, skipper de Rousseau Clôtures (2e Proto à Horta) »

Double peine

C’est à toute petite vitesse que les Ministes toujours en course dans la première étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables poursuivent leur route en direction de Horta. Et pour cause, l’anticyclone est centré pile poil sur l’archipel portugais. Chacun essaie donc de trouver la meilleure trajectoire pour rallier Faial et à ce petit jeu, les options divergent franchement.

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François Jambou : « Si j’avais eu la météo et les positions, l’histoire n’aurait sans doute pas été la même »

Ce mardi à 14h33 (heure de Paris), François Jambou a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables en première position dans la catégorie des prototypes, après 9 jours 01 heure, 31 minutes et 30 secondes de mer. Le skipper de Team BFR Marée Haute, qui a parfaitement bien géré les différents systèmes météo qui ont égrené les 1 540 milles du parcours, s’est imposé avec plus d’une journée d’avance sur son poursuivant le plus proche. Une performance d’autant plus remarquable que le Brestois était privé d’informations concernant la météo et les positions. Interview à chaud.

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Vous avez découvert que vous aviez gagné en arrivant. Qu’avez-vous ressenti ?
Je pensais que j’étais derrière tout le monde. J’ai vraiment découvert en arrivant que j’avais gagné. Je m’étais dit que si je faisais dans les 5, je sauvais les meubles. Là, je tombe des nues, complètement. » Continuer la lecture de « François Jambou : « Si j’avais eu la météo et les positions, l’histoire n’aurait sans doute pas été la même » »

François Jambou attendu demain au lever du jour à Horta

120 milles : voilà la distance qu’il reste à présent à parcourir pour François Jambou afin de rallier Horta, terme de la première étape des Sables – Les Açores – Les Sables. Le skipper de Team BFR Marée Haute, qui carbure actuellement à 8,4 nœuds de moyenne, est ainsi attendu demain au lever du jour à Faial (en milieu de matinée en France).

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Florian Blanchard, victime d’un démâtage

En fin de nuit, ce lundi, Florian Blanchard a démâté. Le skipper de MC Technologies, qui naviguait alors dans du vent assez faible, a pu prévenir la Direction de course. Le bateau accompagnateur APUS fait route dans sa direction et devrait être sur zone dans une dizaine d’heures.

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Des nouvelles de Marie Robert et Julien Hatin

Marie Robert, dont la trajectoire posait question cet après-midi, a été rejointe par l’un des bateaux accompagnateurs de la course, Sirius, avec lequel elle navigue actuellement bord à bord. Elle a ainsi pu expliquer qu’après des problèmes d’humidité dans son bateau, son système électronique ne fonctionnait plus. Elle a néanmoins réussi à sécher l’intérieur de son « Pepen » et se remet maintenant en route. En ce qui le concerne, Julien Hatin fait cap au 180°, accompagné par le bateau Apus. Confronté à des soucis de pilote automatique mais aussi malade depuis le début de la course, le skipper de Mademoiselle Iodée essaie de récupérer au mieux pour finir cette première étape.

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Pas tous logés à la même enseigne

Alors que les leaders de la flotte des Sables – Les Açores – Les Sables sont désormais passés sous la barre des 500 milles restant à parcourir dans cette première étape entre les Sables d’Olonne et Horta, tous ne sont pas logés à la même enseigne, même s’ils ont tout remis pas mal de sud dans leur route depuis hier, en particulier le concurrent le plus au nord, François Jambou.

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Le skipper de Team BFR Marée Haute, toujours accroché à la place de leader chez les Proto, a, de fait, franchement infléchi sa trajectoire des dernières 24 heures, sans doute confronté à du vent refusant. Il n’empêche qu’en étant positionné quasiment sur la route directe, il bénéficie, ce samedi, de plus de pression que ses adversaires puisqu’il cavale à plus de 7 nœuds de moyenne quand ses camarades les plus au sud, à l’image d’Axel Tréhin (Tartine – Cherche du beurre), Vincent Busnel (Quéguiner – Leucémie Espoir), Camille Taque (Foxsea Lady), Marie Gendron (Cassiopée SNCF) ou encore Vincent Lancien (Roll My Chicken) qui progressent péniblement entre 3 et 4 nœuds. Même scénario ou presque chez les bateaux de Série où le leader, Ambrogio Beccaria (Geomag), conserve davantage de vent que ses adversaires en étant positionné plus près de l’orthodromie et surtout au-dessus du 41° Nord. La suite ? Nous avons posé la question à Denis Hugues, le Directeur de course. « Pour la journée de dimanche, un front froid est annoncé entre le 38 et le 43° Nord avec des rafales à 30-35 nœuds. La météo va ainsi encore rester compliquée jusqu’à la mi-journée de lundi. En clair, le week-end devrait être actif ». Pour ce qui concerne les marins victimes de petits pépins dans la journée d’hier, même chose, nous avons sondé le Directeur de course. Ce qu’il faut retenir, c’est que Raphaël Lutard (Arkema 3) est actuellement bord à bord avec Seafox, l’un des bateaux accompagnateurs de la course. Sa plaie ne saigne plus et, dans l’immédiat, il reste indécis concernant le port qu’il souhaite rallier. Louis-Xavier Lamiraud (Woza Spirit) poursuit sa route vers Vigo qu’il devrait atteindre en première partie de nuit. Guillaume L’Hostis (Alternative Sailing – Constructions du Belon) vise toujours La Corogne distante, à la mi-journée ce samedi, de 100 milles. Enfin, Victor Turpin (Générations Océan) pourrait rejoindre Porto ou Cascais mais il lui reste, a minima, 150 milles à parcourir avant de toucher terre. A noter par ailleurs que le balise de Paul Cloarec (Williwaw) ne fonctionne plus depuis hier mais que la Direction de course le garde à l’œil.

Adrien Bernard et Victor Barriquand jettent l’éponge

Ce samedi en fin d’après-midi, Adrien Bernard (Mini Yak) et Victor Barriquand (La Charente Maritime) ont signifié à la Direction de course leurs abandons respectifs sans en préciser la raison. Actuellement, tous les deux font route, comme, Raphaël Lutard (Arkema 3) vers le port de Leixões, au Portugal. Rappelons que pour l’heure, six bateaux ont jeté l’éponge. 48 solitaires sont donc toujours en course.

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Des nouvelles de la position de Paul Cloarec

La balise de Paul Cloarec ne fonctionnait plus depuis hier. Le skipper de Williwaw avait donc disparu des écrans mais la Direction de course est parvenue à entrer en contact avec lui. A 16h20 (heure française) ce samedi, il était ainsi positionné par 41°27’Nord et 16°48 Ouest. Il faisait alors cap au 243 et avançait à 5 nœuds, puis devait changer de tracker afin d’être en mesure d’être de nouveau localisé.

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Guillaume L’Hostis se déroute vers La Corogne

En début d’après-midi, Guillaume L’Hostis (Alternative Sailing – Constructions du Belon) a prévenu la direction de course que sa barre de liaison et son aérien étaient endommagés et qu’il prenait la décision de se dérouter vers La Corogne.
Plus d’information à venir…

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Deux dérives cassées pour Victor Turpin

Aux alentours de 14h30, ce vendredi, Victor Turpin a contacté la Direction de course pour lui indiquer la casse de ses deux dérives. Pour l’heure, le skipper du prototype Générations Ocean se laisse le temps de la réflexion quant à lui suite à donner à sa course.

A suivre donc.

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Du gros au nord, du un peu moins gros au sud

Après avoir subi le passage d’un front peu actif hier, les 54 Ministes des Sables – Les Açores – Les Sables, poursuivent leur route en direction de Horta, au large du Portugal, s’étalant désormais sur près de 200 milles en latéral.

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Tous ne seront donc pas servi de la même manière lors du prochain passage de front annoncé pour cette fin de semaine. « Ceux qui évolueront alors au-dessus du 43-44° Nord vont affronter les conditions les plus musclées, avec jusqu’à 50 nœuds dans les rafales. Ceux qui seront en dessous du 40° N auront au plus fort 25 nœuds et ceux qui se trouveront entre les deux composeront avec autour de 30 nœuds », explique Denis Hugues, le Directeur de course, indiquant par ailleurs que les retardataires devraient être relativement épargnés dans la mesure où plus ce nouveau front va se rapprocher de la terre, plus il est promis de s’atténuer. « Ce sera toutefois moins vrai pour ceux positionnés au nord », tempère Denis. On le voit d’ailleurs clairement sur la cartographie ce matin, la majorité des concurrents a choisi de plonger au sud, à l’exception des leaders.

Chez les Proto, François Jambou (Team BFR Marée Haute) continue en effet de progresser au nord de la route directe, plus de 100 milles dans le nord-ouest de son poursuivant direct, Erwan Le Méné (Rousseau Clôtures). Du côté des Série, Ambrogio Beccaria (Geomag) a, pour sa part, remis un peu d’ouest dans sa route, portant son avance sur son dauphin de 7 à 24 milles, ces dernières 24 heures. Pour eux comme pour les autres, le but du jeu à venir va assurément être de préserver son matériel au mieux d’autant que cette première étape est loin d’être finie. De fait, après cinq jours de course, il reste encore plus de 600 milles à parcourir pour rallier Faial. « Les premiers pourraient arriver mardi selon les derniers routages », indique Denis Hugues.

Vers une succession de fronts ?

Comme prévu, les Ministes de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables ont traversé un petit front ces dernières heures, ainsi qu’en témoignent leurs trajectoires.

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Ce jeudi, les uns et les autres vont ainsi remettre progressivement du sud dans leur route, à commencer par François Jambou. Situé le plus à l’ouest, le skipper de Team BFR Marée Haute a, en effet, été le premier à toucher le flux de nord-ouest, ce matin. Reste qu’en étant également positionné le plus au nord du peloton, le solitaire va se retrouver le plus exposé au passage du prochain front annoncé pour demain et samedi.

Une nouvelle dégradation, bien plus active que la précédente, que Bernard Sacré de Great Circle, voit capable de générer des rafales à 35-40 nœuds dans les latitudes supérieures à 44°N cette fin de semaine. La raison ? L’anticyclone des Açores, qui était décalé dans l’ouest avant le départ de la course, est aujourd’hui davantage centré sur l’Europe. « Dans ce contexte, on risque bien d’assister à une succession de fronts sur la flotte jusqu’au bout de cette première étape », annonce Denis Hugues, le Directeur de course. Dans l’immédiat, en tous les cas, les 54 marins, qui progressent entre 5 et 7 nœuds de moyenne à une centaine de milles au large du cap Finisterre, poursuivent leur route tranquillement après avoir de nouveau été scotchés hier dans la soirée.

Côté classement, chez les Proto, François Jambou, plus proche de la route directe que ses adversaires, tient pour le moment le haut du pavé tandis que chez les Série, Ambrogio Beccaria (Geomag) reste solidement accroché à la place de leader même si un petit groupe de huit bateaux reste en embuscade, décalé une dizaine de milles dans son nord. « Ça doit bien papoter à la VHF ! », s’amuse Denis Hugues.

C’est reparti pour Patrick Jaffré !

Après avoir annoncé à la Direction de course son avarie de safran aux environs de minuit la nuit dernière, puis pris la décision de se dérouter vers La Corogne qu’il a finalement rejoint sur les coups de 8 heures ce mercredi matin, Patrick Jaffré espérait être en mesure de pouvoir réparer son appendice bâbord en arrivant en Espagne.
Bonne nouvelle : c’est chose faite ! Le skipper de Projet Pioneer est, en effet, reparti en course vers 13h30 avec un moral regonflé à bloc !

Au gré des empannages…

Si le vent s’est montré un poil plus consistant hier après-midi, permettant à certains bateaux d’afficher, pour la première fois depuis le départ, des vitesses à deux chiffres, il s’est de nouveau affaibli, la nuit dernière.

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Ce mercredi, c’est donc toujours au ralenti que les 54 Ministes progressent au large du cap Finisterre. Un cap que la majorité d’entre eux a manifestement choisi de déborder en passant à l’extérieur du dispositif de séparation de trafic. Seuls Sébastien Liagre (Walaby), Kévin Tritschler (Cubitus) et Mathieu Gobet (Méa Coule Pas) (tous des Pogo 2), semblent se laisser la possibilité de passer entre le DST et la côte mais pour l’heure, comme les autres, ils continuent d’avancer au portant dans 5 à 6 nœuds de vent de secteur est nord-est en multipliant les empannages, et se préparent au renforcement copieux du vent attendu dans la soirée.

De fait, le front annoncé hier est toujours d’actualité et devrait, comme prévu, générer des vents soufflant jusqu’à 35 nœuds dans les rafales sur une mer chaotique la nuit prochaine. « Plus les bateaux seront au nord, plus ce sera fort », note Denis Hugues, le Directeur de course. Dans ce contexte, il faudra faire attention de préserver au mieux le matériel. En attendant, chacun poursuit sa route en essayant de tirer au mieux son épingle du jeu.

Pour le moment, chez les Proto, François Jambou (Team BFR Marée Haute) affiche une position intéressante en ayant opté pour une trajectoire médiane par rapport à Erwan Le Méné (Rousseau Clôtures), le concurrent le plus au sud, et Jörg Riechers (Lilienthal), celui le plus au nord qui a d’ailleurs nettement infléchi sa route depuis le lever du jour. Chez les Série, Ambrogio Beccaria (Geomag) tient toujours la corde mais il convient néanmoins de souligner le joli retour aux avant-postes de Cédric Faron (Quasar) et d’Amélie Grassi (Tyrion).

A noter par ailleurs : Patrick Jaffré est actuellement en escale à La Corogne. Le skipper de Projet Pioneer, confronté à la perte de l’un de ses safrans, tente actuellement de réparer avant de décider de la suite à donner à sa course.
A suivre donc.

Changement radical de situation à venir

Si depuis leur départ des Sables d’Olonne, dimanche après-midi, les 54 Ministes de la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables composent avec de petits airs, la situation devrait radicalement changer à partir de demain à la mi-journée.

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Un front est, en effet, prévu de passer sur la flotte. A la clé, des vents soutenus qui pourraient bien souffler jusqu’à 35 nœuds en rafales, dans la nuit de mardi à mercredi. « Les marins poursuivent actuellement leur route dans un flux de nord-ouest pour 5 nœuds mais à partir de demain en milieu de journée, ils devraient commencer à avoir du vent de secteur sud-ouest qu’ils devraient converser une douzaine d’heures avant de récupérer du nord-ouest. Dans cette période, ils vont prendre un peu d’air. Pour l’heure, CEP voit moins de pression que GFS mais ça va malgré tout être tonique », a expliqué Denis Hugues, le Directeur de course. En attendant, ça tactique à tous les étages, et notamment en tête de flotte où les options divergent entre les leaders. Chez les bateaux de Série, Ambrogio Beccaria (Geomag), qui menait les débats depuis le départ, a cédé les commandes de la flotte, cet après-midi, à Valentin Gautier (Shaman / Banque du Léman) et Nicolas D’Estais (Cheminant – Ursuit). Ces deux-là jouent actuellement des coudes sur une trajectoire un peu plus sud que leur adversaire qui leur permet, dans l’immédiat, d’être légèrement plus rapides. Même chose ou presque du côté des Proto, où l’actuel leader au pointage, Erwan Le Méné (Rousseau clôtures) a choisi de plonger au sud et de se rapprocher à moins de 20 milles des côtes espagnoles en espérant profiter de plus de pression. Pour l’heure, il a l’avantage, mais à 15 heures ce mardi, il est toutefois trois nœuds moins rapide que l’Allemand Jörg Riechers (Lilienthal) situé près de 30 milles plus au nord. « Pour l’instant, on a l’impression qu’Erwan Le Méné a décidé de passer entre le DST (disposition de séparation de trafic) du cap Finisterre et la côte. Ce n’est pas stupide car s’il conserve cette option, il est possible qu’il ramasse moins de vent que les autres qui risquent de se prendre une belle cartouche en étant positionnés plus au large », a ajouté Denis dont les derniers routages laissent entrevoir les premières arrivées à Horta à partir du lundi 30 au matin. « Tout cela reste, bien évidemment, à prendre avec des pincettes », a terminé Denis Hugues.

Une entame en douceur

Partis hier en début d’après-midi, les 54 Ministes engagés dans la 7e édition des Sables – Les Açores – Les Sables ont profité d’un léger flux de secteur sud-ouest pour s’extraire de la baie des Sables d’Olonne et entamer la première étape de la course à destination d’Horta.

Déjà en tête à la bouée de dégagement, l’Italien Ambrogio Beccaria (Geomag) occupe toujours les commandes de la flotte des bateaux de Série, ce lundi matin, tandis que chez les Proto, l’avantage est donné à l’Allemand Jörg Riechers (Lilienthal), plus proche de la route directe que la plupart de ses concurrents qui ont manifestement choisi de mettre du sud dans leur route en espérant, à terme, bénéficier d’un peu plus de pression en se rapprochant des côtes espagnoles plutôt qu’en restant au milieu du golfe de Gascogne. « Cette première nuit a permis aux marins de se mettre en jambe tranquillement et pour le moment, ça reste plutôt paisible puisqu’ils composent avec un flux de secteur est de 5 à 7 nœuds. Dans les prochaines 24 heures, ça va rester mou et il ne va pas se passer grand-chose », annonce Denis Hugues, le Directeur de course. A noter par ailleurs : le Russe Fedor Druzhinin (Kids 4 Freedom), parti hier aux environs de 16h15 avec un retard à l’allumage en raison d’un problème de pilote automatique, affiche une option radicalement différente de ses adversaires puisqu’il évolue actuellement une vingtaine de milles plus au nord que le concurrent le plus au nord du peloton. Dans l’immédiat, cela lui permet de pointer à la 14e place du classement des prototypes. Reste à voir ce que ça donne dans les jours qui suivent…